Mon « gros » PC de jeu, sa vie et ses besoins logiciels (les miens en fait)

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En ce début décembre où j’ai du renoncer à un PSL (le retour de la vengeance de l’imprévu, sans parler de la zone de troubles que devient Paris), j’ai effectué la première grosse mise à jour logicielle du PC depuis sa résurrection il y a trois ans. Et mine de rien, j’ai une palanquée de trucs à réinstaller, du coup, me suis dit qu’il serait intéressant de faire un inventaire de ce qu’il me faut, et qui pourrait vous convenir également.

Un matériel puissant, revenu d’entre les morts

Cette machine étant d’abord destiné au jeu, j’ai été contraint de continuer à l’utiliser sous Windows, alors que mon laptop full linux me ravit depuis maintenant plus de quatre ans. Cette machine puissante, elle a évolué au fil du temps depuis sa construction en 2011, et a connu quelques gros déboires en 2014 à la suite d’un sale orage qui a pété tout le quartier au sens propre du terme. En gros, ça fonctionne plus.

Sans ressources à l’époque, j’ai du me résoudre à la laisser en l’état, et c’est tout naturellement qu’après mon arrivée chez LinkByNet mes premières dépenses hors remboursement de dettes se fassent sur cette machine. Objectif premier : une carte mère fonctionnelle (la colonne vertébrale de l’animal) et une alimentation potable, histoire de simplement démarrer et faire un état des lieux des autres composants. C’est Tom23 qui me permet d’obtenir une carte mère de bonne facture et suffisamment équipée pour mon processeur, un Core i7 2600 (Socket LGA 1155 pour ceux que ça intéresse) payé la jolie somme de 300€ à l’époque, soit courant 2011. Pourquoi pas directement du neuf ? Ben entre temps, Intel a revu ses connectiques y compris le support processeur, et au bout de trois ans, tout ce qu’on trouve qui est encore en 1155 est fait pour de la bureautique basique, à la connectique limitée sans parler de la taille même de la carte mère, problématique avec des cartes graphiques volumineuses et la RAM max installable.

Verdict : une barrette mémoire de morte, je suis donc limité à 8Go, et un ventilateur HS sur les deux que compte la carte graphique GTX 560Ti OC. Le reste est encore en vie, je m’en tire finalement pas mal. Plus tard, je suis repassé à 16Go, et craqué pour une GTX 970 OC qui à ce moment-là m’a permis de profiter pleinement d’un DOOM aussi brutal que visuellement plaisant. Le SSD est aussi passé de 128Go devenu beaucoup trop riquiqui pour du jeu à un Samsung 850 EVO de 500Go, et tout récemment Nicolas mon collègue ex-admin Windows passé sur AMD Ryzen et sa DDR4 m’a refilé un kit 32Go de RAM. Donc malgré un CPU qui prend de la bouteille j’ai une machine particulièrement confortable et puissante à disposition, et très silencieuse malgré tout (je pourrais dormir dans la même pièce si je le laissais allumé la nuit).

Windows 7, un choix logique

Logiciellement j’avais fait le choix jusqu’ici de continuer d’utiliser Windows 7. Efficace, éprouvé, le vénérable que j’ai utilisé dès la sortie de la première beta en janvier 2009 fait toujours le taf, malgré une interface qui vieillit un peu. J’ai eu l’occasion de subir Windows 8.x au bureau ainsi que sur le PC de ma mère, je suis pas particulièrement chaud, pareil pour Windows 10 dont l’appétit pour l’espionnage du comportement et les données n’est pas encourageant pour garder le contrôle sur ma machine, un point essentiel qui me plait sous Linux. Linux qu’il n’est pas possible d’exploiter dans le contexte présent en raison de jeux qui ne peuvent pas s’exécuter, nativement ou via des couches de compatibilité, la faute à la fois à des mesures de restrictions de droit et à des outils anti-triche dont le fonctionnement est fortement lié à la structure interne basse du système d’exploitation.

Ce faisant, avec l’évolution des cartes graphiques et des jeux, je n’ai pas accès à toutes les capacités de ma carte graphique : les pilotes sont fortement optimisés pour les dernières révisions de DirectX, une des bibliothèques de programmations phares du monde du « gaming » qui sont réservées aux dernières révisions de Windows, pour différentes raisons dont certaines sont tout à fait compréhensibles d’un point de vue purement technique. Malgré donc un rendu techniquement bridé et une carte graphique sous-exploitée, j’avais quand même un environnement confortable et franchement, j’ai pas beaucoup senti ce bridage jusqu’ici. Encore qu’avec l’arrivée d’un écran 4K, le très mauvais support par Windows 7 et donc les applications derrière (tout est trop petit), ça commence à faire pas mal. Mais un autre évènement que ce bridage de fait est survenu et m’a fait quand même l’effet d’une bonne claque dans la gueule…

Le coup de massue Spectre/Meltdown

Pour ceux qui n’ont pas eu vent de cette information, en début d’année 2018 plusieurs groupes de recherches publient des résultats de plusieurs mois d’analyses et d’essais sur des moyens d’extraire des informations en attaquant le CPU d’une manière détournée mais suffisamment efficace pour que toute l’industrie se penche sur ses puces afin de mesurer l’étendue des dégâts. Si l’OS doit être mis à jour, c’est avant tout le matériel lui-même le problème, l’OS n’est qu’un vecteur. S’en est suivi pas mal d’heures cramées en mises à jour logicielles, avec un souci, le plus souvent les correctifs s’accompagnent de pertes de performances plus ou moins visibles.

Et là, j’ai pris une claque : pour mon CPU, et sous Windows 7, les mesures de protections peuvent entrainer une perte de 50% de performance. La faute à des choix au niveau du noyau de Windows 7 qui en 2009 paraissaient pertinents pour la performance justement mais qui maintenant posent problème avec ce nouveau contexte. Pour ne pas prendre le risque, j’ai tout simplement stoppé tout mise à jour de l’OS, pour éviter la mise à jour du CPU et l’impact sur les performances. C’est là qu’on comprend à quel point une bonne hygiène d’utilisation est importante, car l’antivirus ne suffit pas toujours. Malgré tout, j’ai commencé à chercher comment résoudre tous les problèmes, en sachant que la réponse de base ne me convenait pas du tout, à savoir un passage à Windows 10 que j’avais d’ailleurs cherché à bloquer à tout prix.

Une solution pas à la portée de tout le monde

En effet, pour ceux qui le subissent, Windows 10 c’est une mise à jour majeure tous les six mois qui pose problème (et des sérieux, genre la dernière en date qui supprimait des fichiers persos), un manque total de contrôle sur Windows Update (je me suis fait redémarrer mon pc de boulot à peine arrivé au bureau un matin, pratique…), une présence omniprésente de Cortana qui espionne tout, un Windows Store dont les rares applications ont accès à beaucoup trop de choses comme si l’on était sur mobile, un Os qui vous pousse à tout prix à utiliser un compte en ligne pour « mieux sécuriser votre ordinateur » (sic !), traduction encore plus sniffer de choses à votre insu, et on pourrait encore en trouver pas mal je pense. Vous comprenez donc que je suis moyen chaud pour installer cette merde sur ma machine.

Ma vision de Windows 10

A la grande époque de Windows XP (et ça a continué après, bien que ça ne m’ait plus intéressé), on trouvait pléthore d’images d’installation customisées (à la légalité souvent douteuse) permettant de disposer d’un système optimisé et/ou débarrassé de certaines saloperies. J’ai donc rafraichi mes connaissances en matière d’images alternatives d’installation pour découvrir une version LTSB, à savoir Long Term Support Branch, de Windows 10. En effet, les entreprises ne sont pas forcément chaudes pour se faire plomber leurs bécanes tous les six mois avec la nouvelle politique de Microsoft qui a donc répondu avec un branche spécifique de la version entreprise qui reste figée dans le temps en terme de fonctionnalités tout en garantissant les mises à jour de sécurité. Un gage de stabilité apprécié. Pour les détails, je vous renvoie à cet article en anglais qui présente tous les avantages (et certains inconvénients, faut pas se leurrer) de cette version que Microsoft n’aimerait pas voir entre trop de mains.

En résumé : système stable, pas de Cortana, pas de Edge, pas de Windows Store, pas d’applis rattachées à ce store, un contrôle avancé sur Windows Update, bref, tout pour me plaire d’emblée malgré mes réticences face à la force d’aspiration de Microsoft à faire pâlir d’envie Dyson.

J’ai donc fait les sauvegardes nécessaires et armé une de mes clés USB avec une iso LTSB. J’ai du également armer ma patience, définitivement je préfère installer et mettre à jour des Linux, la vidéo de Fred sur le sujet devrait vous mettre la puce à l’oreille sur la complexité du truc. Il a fallu 15 minutes d’installation, puis plus de deux heures ensuite pour les mises à jour et les redémarrages successifs. Et là on parle seulement du système, mais tout seul il ne sert à rien, d’autant plus quand on a seulement l’indéboulonnable Internet Explorer 11 d’installé (encore heureux, sinon c’est l’enfer pour récupérer et installer Firefox); évidemment il est pas resté longtemps. Et j’ai une sacrée liste de trucs à réinstaller mine de rien !!!

Une pléthore de logiciels, souvent open-source 🙂 (mais pas toujours)

Tentons maladroitement de catégoriser les logiciels que j’ai installé.

Utilitaires/Système

  • HWInfo : Ce petit utilitaire permet de faire l’inventaire du matériel, et si besoin, vous fournir les liens de téléchargement des pilotes si ça n’est pas déjà détecté par Windows.
  • GPU-Z : Petit frère de CPU-Z, il permet d’afficher des informations en temps réel comme les fréquence, la consommation mémoire, GPU, électrique de la carte graphique. Car oui, sur la 1607, Windows n’affiche pas encore cette information dans le gestionnaire de tâches.
  • Driver Nvidia : je me permet de l’inclure parce que ce salopiaud pèse pratiquement 500Mo le fucking download, et pour cause, framework PhysX, Driver Audio HDMI, Driver 3D, Geforce Experience, la panoplie fournie est chargée dans tous les sens du terme.
  • Virtualbox : enfin de l’opensource, ce logiciel de paravirtualisation me permet de faire tourner à minima une machine virtuelle Linux (Manjaro of course) pour la connexion facile à mes serveurs. Et don’t forget the extension pack pour l’USB3 !
  • 7-ZIP : Dès que vous avez à manipuler des archives, le maigre support du format zip intégré à Windows montrera son inutilité. Une fois de plus, 7-zip vient à la rescousse pour son support d’un nombre impressionnant d’archives en lecture, la création se limitant au 7z/LZMA et au ZIP (et je vous recommande le premier pour son efficacité malgré la lenteur pour créer les archives).

Internet

  • Firefox : Est-ce que j’ai besoin d’en parler encore ? Dois-je vous rappeler pourquoi lui et pas Chrome ?
  • Thunderbird : Dès que vous avez plus d’une boite mail à gérer, se rendre sur tous les webmails ou gérer une appli mobile par prestataire est juste une tannée. « TB » vous permet de tout gérer dans la même interface. Indispensable pour moi qui gère six comptes mail chez presque autant de prestataires.
  • Telegram : Messagerie, principalement utilisée pour discuter au sein d’un groupe composé de collègues et de connaissances de la blogosphère française.
  • Transmission : Je ne télécharge plus de films, mais souvent les distributions Linux proposent un « lien » bittorrent qui s’avère très performant le jour de la sortie. Cette fois-ci j’ai opté pour Transmission comme client, que les linuxiens connaissent bien (stabilité non garantie cependant sous Windows, sinon utilisez Deluge)
  • OpenVPN : J’ai encore parfois besoin de contourner ma connexion et surtout le réseau Free pour accéder à certaines choses dans de bonnes conditions, bien que ça se fasse beaucoup plus rare. Un VPN c’est parfait.

Bureautique/dev

  • Libreoffice : Parce que ça fait des années que je n’ai plus besoin de Microsoft pour gérer mes documents administratifs, et que j’aime bien le dynamisme des développeurs, plutôt que de pirater installez plutôt cette suite open-source qui comprend un éditeur de texte, un tableur, un éditeur de présentation, un gestionnaire de base de données, un logiciel de dessin et un solveur mathématique, même si je me doutes de ceux qui seront le plus utilisé; si vous avez peur d’autant de mises à jour, OpenOffice bouge encore et préfère prendre son temps (et vous ferez comme notre Gendarmerie Nationale qui a dit non au racket américain).
  • Sublime Text 3 : Éditeur de code, j’ai déjà évoqué son paramétrage dans un précédent biillet, sachant que c’est un peu plus limité sous Windows en raison de soucis de dépendances notamment sur le linter et git. A récupérer sur le site officiel.

Jeu

  • Steam : incontournable, j’ai atteint la centaine de jeux dans l’inventaire, bien qu’en ce moment seuls PUBG, Portal2 et TrackMania² Stadium soient installés. Il existe aussi sous Linux et certains jeux sont dispos aussi pour le manchot. Pour les jeux GOG, je passe pas par leur client.
  • Battle.net : Dans le même esprit que pour Steam, mais limité aux jeux Blizzard, et maintenant certains de chez Activision (Destiny 2 et Call of Duty : BlackOps 4)
  • Teamspeak 3 : J’ai inclus les logiciels de VoIP directement dans la section jeu parce que c’est leur usage premier. On a installé notre serveur il y a plusieurs années maintenant, malgré la supériorité de Mumble sur pas mal de points les teammates ont voulu rester sur Teamspeak, soit disant plus simple à utiliser. Mais il n’est pas libre.
  • Mumble : Utilisant le même modèle de base que Teamspeak pour le fonctionnement client/serveur, le modèle de sécurité et la qualité audio sont bien supérieurs, sans parler de la licence qui se veut libre. Originalité le site officiel est un wiki.

Audio/vidéo

  • VLC : ZE lecteur audio/vidéo ultime que je vous recommande quelque soit l’appareil (il est multiplateforme). A récupérer uniquement sur le site officiel.
  • Audacity : Si vous êtes amené à manipuler comme moi des fichiers audio pour les retoucher ou simplement les monter, cet éditeur libre vaut le détour (malgré une interface assez austère).
  • The GIMP : Trop souvent appelé le « photoshop du libre », ce logiciel de retouche et de composition d’images possède, il est vrai, quantité de fonctions qui pourraient amener à penser que c’est le cas, mais entre une armée d’ingénieurs payés pour le développer et des bénévoles qui sont juste passionnés par ça, y’a un monde. Dans tous les cas, sur un écran 4k, ça déboite 🙂
  • OBS Studio : Outil indispensable des « streamers », Open Broadcasting Studio est tout autant capable de capturer offline votre écran avec les mêmes possibilités de mise en scène et d’encodage temps réel (notamment via NVENC si vous utilisez une carte Nvidia). Pratique pour les prochaines vidéos du blog 🙂

Je regrette de pas avoir tenté l’installation de tout ça via WAPT ou Chocolatey pour les tester en vrai. J’y ai pensé seulement le lendemain de la réinstallation de tout ça, et franchement je me vois pas recommencer avant longtemps…

Finalement une fois de plus le truc qui me fait le plus chier c’est la gestion du casque Logitech dont le son était bridé par le pilote sous Windows 7, et dont la stabilité des pilotes W10 est toute relative. Et certains gros freezes dégueulasses dans les menus de PUBG dont je n’ai pas encore la source et donc la solution (RAS en jeu cependant).

Maintenant je n’avais plus vraiment de choix, tant que je joue à certains jeux qui ne peuvent pas être lancés sous Linux de manière native ou via une couche de compatibilité (coucou Wine), je suis coincé avec Windows. Et quand on fond devant l’annonce de Warcraft 3 Reforged, ben…

 

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ThomasSeboss666MirabelletteAnonymous Auteurs de commentaires récents
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Anonymous
Invité
Anonymous

Merci pour cet article !
Pour ce qui est de la compatibilité des jeux sous Linux, tu évoques Wine, mais du côté de Steam il y a de très bonnes évolutions. Voir notamment ce site qui référence les compatibilités des jeux : https://www.protondb.com/
Il y a des jeux, qui ne sont pas supportés nativement, qui fonctionnent très très bien désormais 🙂

Mirabellette
Invité

Hello,
Retour intéressant sur ta vision et usage de ton ordinateur gamer.

Pourquoi ne pas l’avoir entièrement dédié aux jeux sans aucun autre logiciel installés dessus ?