Comment j’ai paramétré Sublime Text pour mes nouveaux usages

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Je ne suis pas développeur. Je tiens à le rappeler avant que l’on crie que je m’y prends mal, que je ferais mieux d’utiliser tel autre éditeur (il semble y avoir combat de mode entre Atom et Visual Studio Code, mais faudra que je sois possédé par le diable pour utiliser personnellement une application basée sur Electron, en dehors de Skype), ou je ne sais quelle autre remarque que pourrait balancer un « Polo la science » qui aurait la moitié de mon age et qu’on devrait attacher à une chaise devant Vi ou Emacs pour l’exemple. Mais bon, j’ai un peu évolué dans mon usage de l’outil, que j’ai présenté il y a trois ans déjà, et si ça évolue moins qu’un Firefox, un petit rafraîchissement s’impose.

Les nouveaux usages (et les anciens)

J’ai commencé à prendre l’habitude de versionner tout ce que je fais avec Git, que ce soit du script Bash, du PHP, du Python, alors qu’auparavant, la seule organisation se faisait avec les dossiers, et pas d’historique. Plus récemment, avec les travaux sur le microserveur, j’ai ajouté à mes bricolages plusieurs rôles Ansible, et par dessus va s’ajouter une séries de fichiers compose pour Docker, vu que j’ai enfin un cluster Swarm fonctionnel. Vous me direz que sur ce dernier point, c’est facile et évident à monter et opérer, mais c’est sans compter que malgré le temps que je passe dessus dernièrement, je reste viscéralement réticent à cette technologie, et l’apprentissage est donc toujours douloureux.

Bref, je me suis un peu mieux organisé, et j’ai donc un peu modifié mes outils pour un meilleur confort et un meilleur suivi, ce qui bénéficie à tous les projets. D’ailleurs, j’ai expliqué comment je publie certains des projets sur Github depuis ma propre forge.

Version 3 au rapport

Certes elle n’est toujours pas déclarée stable, mais je n’ai pas encore eu le moindre début de problème avec, et ça fait plusieurs mois que je l’utilise, aussi bien sous Manjaro que sous Windows. Comme la version 2 n’évolue plus et qu’il y a quelques raffinements supplémentaires dans la version 3, autant basculer dessus. D’autant que sous Manjaro, il consomme moins de 100Mo, et ça, la plupart des autres éditeurs peuvent s’accrocher pour s’aligner (je n’inclue pas les IDE au sens propre dont les fonctions sont éminemment plus nombreuses, et donc inévitablement plus consommatrices).

Et sinon, Package Control reste aux commandes pour la gestion des plugins que je vais maintenant présenter.

Le thème : j’en installe deux

En effet, j’ai toujours Flatland, mais j’installe également Material Theme, qui est celui qui est activé. Si j’installe encore Flatland, c’est pour profiter des modèles de coloration syntaxique, et j’utilise Flatland Dark en l’occurrence. Mais je vais peut-être devoir changer, car dernièrement je teste des lunettes KLIM, donc les nuances de bleu sont un pas mal estompées. Il y a, dans les thèmes par défaut, un mode « Mariana » qui semble s’accorder mieux avec ma nouvelle « vision ».

Au passage, après quelques années passées en compagnie d’Inconsolata (remember les polices pour coder), j’ai craqué pour la police Ubuntu Mono, que j’ai du coup installé sous Windows et sous Linux. C’est vraiment plus une volonté de tester autre chose, et c’est au final aussi lisible, et je trouve que ça s’accorde mieux avec le thème. Question de goût évidemment.

SublimeGit, même si pas obligatoire

En effet, sous Linux j’ai le terminal à la portée d’un F12, donc je peux avoir un onglet qui est posé dans le dossier, et l’afficher à la volée pour lancer mes commandes git quand j’en ai besoin. Mais il y a un truc sympa avec ce plugin, c’est que lorsqu’on fait un status, il ouvre un onglet pour afficher le détail, et cet onglet se met à jour en temps réel ou presque à chaque fois qu’on revient dessus (sans avoir à taper la commande à nouveau, en basculant entre onglets). J’ai trouvé ça sympa. Sinon, les commandes git sont au bout d’un simple raccourci clavier Ctrl+Shift+P.

Attention sous Windows, j’utilise depuis peu cmder, qui embarque Git for Windows, mais le plugin ne sait pas trouver cette version. J’ai contourné en installant Git for Windows de manière plus classique, qui ajoute git au PATH, et il n’y alors plus qu’à redémarrer SublimeText pour qu’il sache prendre en charge.

Emmet

Je l’ai réinstallé car je suis susceptible de me repencher sur l’interface de mon application de collection de films DVD/Bluray, et donc refaire pas mal d’HTML et de CSS, même si je vais peut-être finalement juste refaire mes vues avec la nouvelle version du thème NativeDroid de godesign.ch qui adopte le style Material Design. Et ça semble super propre.

En lien avec le boulot sur Docker Swarm, il y aura bientôt un boulot à faire sur un futur thème pour le blog. Même si ça ne devrait pas être aussi lourd que pour collect.

Varnish VCL

C’est un petit nouveau pour moi, principalement utilisé au boulot, il ajoute la prise en charge de la syntaxe des fichiers de configuration de Varnish, et m’a été recommandé par un client. Mais ça change vraiment la vie quand vous analysez ou devez modifier lourdement un fichier VCL, parce que par défaut il ne sait pas trop comment s’en sortir avec.

ColorPicker

J’ai de nouveau installé ce plugin, qui permet d’afficher un sélecteur de couleur et les codes correspondants aussi bien pour le RGB que pour le mode « Teinte/Saturation/Valeur ». Lui aussi je l’ai réinstallé principalement pour bosser sur le futur thème.

INI

Quand vous cherchez ce package (et c’est vraiment son nom), sa description indique que c’est pour Sublime Text 2. Mais si l’on consulte le dépôt sur Github, un des commentaires de commit qui modifie le README indique que ça fonctionne aussi sous Sublime Text 3. Et c’est vrai !


Pour l’instant, c’est tout ce dont j’ai besoin. Mais en cherchant le mot-clé « Ansible » sur Package Control, j’ai vu qu’il existait notamment des linter, qui pour ceux qui ne le sauraient pas encore sont des analyseurs de syntaxe, ce qui pourraient s’avérer utile avant de me faire vomir à la tronche les messages d’erreur en série liés à mes erreurs de syntaxe ou d’options manquantes sur des modules que je ne maîtrise que très peu. Ça sera donc probablement le principal ajout qui sera de la partie en 2018 sur mon organisation (pour Ansible, PHP, Python ?). Parce que Vim, c’est sympa mais à un moment donné faut savoir passer à autre chose.

Et ça, même si Vim est disponible sous Windows 😀 D’ailleurs, le setup que je vous présente ici est à la fois exploitable sous Windows et sous Linux, moyennant une petite adaptation notamment pour git. J’ai pas encore gagné à Euromillions pour savoir si c’est jouable sous Mac, à la limite si vous avez la possibilité de tester et de commenter ici pour nous faire un petit retour, ça serait cool 🙂

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Nicolas K.
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J’ai tenté de migrer de Atom vers Sublime, ce que je peux en dire c’est que niveau rapidité c’est effectivement le jour et la nuit. Cependant pour ce qui est de l’ergonomie, je trouve Atom largement meilleur, il y a des fonctionnalités qui sont présentes nativement et/ou utilisables plus facilement. Je pense notamment au « split » de la fenêtre, aux raccourcis clavier plus simples, le reste m’échappe. Du coup je suis retourné sous Atom. Mais je garde Sublime pour le jour où je devrais éditer des méga-fichiers.

Jerome M
Invité
Jerome M

Il me semble que sublimetext est développé a partir electron comme atom et visual code. Je ne suis pas developpeur non plus et j.utilise les trois.