Un monde de notifications, c’est si pratique

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closeCet article a été publié il y a 4 ans 6 mois 14 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Tout le monde sait ce qu’est une notification de nos jours. Avec un taux de pénétration de près de 120%, on sait qu’une très grande majorité des français dispose d’un smartphone. Et vu que la majorité des gens utilisent Facebook (pardon : Facebook utilise la majorité des gens), tout le monde a déjà reçu au moins un « poke » sur son téléphone. Ça, c’est ce qu’on appelle une notification. Un message poussé vers vous, qui peut prendre bien des formes, mais surtout qui peut rendre bien des services.

Il y a dix ans, le nombre de services auquel un internaute moyen participait était assez peu élevé, en comparaison d’aujourd’hui. Dans le cas d’un forum par exemple, il était donc facile, pour se tenir au courant, de se rendre sur le site en question, et d’y scruter les messages récents. Mais augmentez le nombre de discussions actives sur un même site, ajoutez un nombre toujours grandissant de sites, et le temps mangé à récupérer soi-même l’information devient trop important. Après tout, les journées font encore vingt-quatre heures, et vous travaillez toujours en moyenne huit heures par jour. Ajoutez une famille avec laquelle interagir et vous avez un temps de « surf » particulièrement restreint.

Notificatio fiat

C’est là que les notifications entrent en jeu. Contrairement à un comportement « classique » on l’on va chercher l’information, il est question, généralement quand celle-ci nous concerne (dans le cadre des réseaux sociaux), de la pousser directement vers nous, que ce soit au travers d’une application mobile, d’un mail, d’un SMS… Le support sera généralement adapté à la finalité, même si on le verra le vénérable e-mail représente le « format » universel en la matière. Chose amusante, sur votre smartphone vous pouvez être gratifié d’une notification quand un nouveau mail tombe dans votre boite, et ce mail peut être une notification provenant d’un service. Une notification de notification, mais on est en plein dans Inception !

Le centre d'Android, qui a inspiré les autres

Les notifications d’Android, qui a inspiré les autres

Une notification ne vous concerne pas nécessairement directement : par exemple, il est courant, surtout pour les applications mobiles gratuites, d’utiliser des notifications en guise de « pub »; Twitter vous interpelle régulièrement lorsque plusieurs de vos « abonnements » ont une activité similaire (retweet d’un même gazouillis, « following » d’un même compte), et j’imagine que Facebook dispose d’un mécanisme similaire.

Bref, une notification est avant tout une information que vous n’avez pas à chercher vous même.

On en fait des centres

Les notifications sont devenues si nombreuses de nos jours, que pour les rendre faciles d’accès, on les regroupent dans un même endroit : le centre de notifications. Android pratiquement depuis ses débuts, iOS depuis la version 6, et Windows Phone 8.1 qui a permis à Microsoft de combler son retard sur les autres OS mobiles, tous y sont passés. Sans rentrer sur le débat/troll à propos de Windows 10 (et encore, ça pourrait faire un article),  celui-ci va aussi disposer d’un centre de notifications, permettant de regrouper toutes les alertes auparavant gérées « à la main » par les applications. Pourquoi parler de troll ? À l’image de plusieurs autres fonctionnalités, ce système de centre de notifications existe, sur les ordinateurs « traditionnels », depuis quelques années si vous utilisez une distribution Linux.

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Moyennant l’utilisation au travers d’API, pour la faire court un jeu de commandes restreint et optimisé dédié à l’utilisation d’un tel centre, les différentes applications peuvent donc « pousser » leurs messages à cet endroit plutôt qu’un peu partout, chacun dans son coin. Si on prend l’exemple de Windows, avec un client de courrier électronique, celui-ci n’a plus besoin de laisser traîner une sale icône à côté de l’horloge, affichant une « bulle » temporaire pour indiquer l’arrivée d’un message. Ici, le message sera en plus persistant, tant que l’utilisateur n’y aura pas prêté attention, sans pour autant l’empêcher d’avoir accès à son bureau (contenu caché par la bulle). Et le gestionnaire de téléchargements peut aussi y afficher l’état voir annoncer la fin du rapatriement d’un fichier. Tout ça dans un seul endroit, plutôt qu’éparpillé un peu partout.

Bref, de l’information regroupée, organisée, visible sans être envahissante, un centre de notifications bien pensé, et surtout bien utilisé et bien utilisable est un vrai bonheur d’usage au quotidien.

Le mail, la plus ancienne forme de notification ?

C’est en tout cas la plus « universelle » des formes de notification, et surtout celle que la plupart des services Web proposent.

Imaginez : je suis inscrit sur pas moins de sept ou huit forums de discussion, et actif sur au moins cinq d’entre eux. Entre ça et la cinquantaine de flux RSS correspondant à autant de sites Web que je « suis » chaque jour, vérifier les nouveaux messages « à la main » serait beaucoup trop chronophage. Par chance, la majorité d’entre eux disposent de systèmes permettant d’alerter sur différentes choses : nouveaux sujets dans des sections que je suis, nouveaux messages sur des discussions auxquelles j’ai commencé à participer, ou que j’ai initié, ou bien encore que j’ai choisi de suivre même sans avoir déjà répondu, par curiosité. Une fois pris le temps d’activer ces « alertes », je reçois systématiquement les messages qui m’intéressent. Ajoutez à ça le tri par filtres dans Thunderbird, celui-ci devient dès lors un centre de notifications à lui seul.

Plus concret ? Si vous commentez sur ce blog, ou sur n’importe quel site embarquant Disqus, vous avez la possibilité de recevoir un mail pour chaque nouveau message de la discussion à laquelle vous participez. Certains sites WordPress.com qui n’utilisent pas Disqus proposent eux aussi de recevoir des notifications de nouveaux messages. Et ces notifications sont délivrées par mail.

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Disqus vous alerte par mail de nouveaux messages

Ce n’est pas si étonnant : après tout, le courrier électronique existe depuis… au moins tout ça. Des prémices d’utilisation de messagerie électronique remontent au début des années 60, et la forme plus ou moins actuelle date du début des années 70. Oui, on ne parlait même pas encore de ce qui deviendra plus tard ce qu’on appelle aujourd’hui Internet. Il est donc logique et à priori simple de reposer sur un système aussi universel et bien établi. Et franchement, pourquoi s’en priver vu le temps que ça permet de gagner ?

Un bon outil s’il est bien utilisé

Donc, les notifications, c’est le bien. Si on n’en abuse pas, et si le ou les centres qui les rassemblent sont bien conçus. Car s’il est possible de gagner un temps fou (certains systèmes de notifications permettent directement d’interagir avec l’information : répondre à un SMS, mettre en pause un téléchargement, sélectionner un réseau sans fil, vérifier l’urgence d’un message en le lisant directement sans passer par l’application/service), à trop vouloir de notifications, on risque d’être écrasé sous leur poids. Il convient donc de s’organiser correctement, éviter de trop en vouloir (les paramètres des applications de réseaux sociaux sont plutôt bien foutus généralement), et dans le cas du mail, de bien les classer pour ne pas noyer les messages qui ne sont pas des notifications en soi.

Au final, ça laisse plus de temps pour regarder des vidéos de chatons. Et de les partager, histoire que vos « amis » Facebook reçoivent une notification indiquant que vous trouvez ça intéressant 🙂

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