Une tablette Android peut-elle remplacer un PC ?

Twitter Facebook Google Plus Linkedin email
closeCet article a été publié il y a 5 ans 18 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Étant donné qu’il se vend plus de tablettes que de pc portables (pour ne compter qu’eux, l’absence de mobilité d’une tour excluant de fait ce choix), et comme les facteurs étaient réunis, je me suis prêté à une petite expérience : utiliser une tablette Android à la place de mon ordinateur portable. Le constat est plus que mitigé.

Le contexte

J’ai donc pris sur moi de retarder la réparation de mon laptop (celui que j’avais démonté et raconté dans ce billet), et sorti ma « vieille » tablette Acer Iconia Tab A210. Une fois n’est pas coutume, je vous laisse chercher les specs complètes sur DuckDuckGo. Pour les caractéristiques qui comptent, un écran de 10.1″ 1200*800 avec un Tegra 3 à 1.2Ghz couplé à 1Go de RAM, le tout sur 16Go de stockage (dont 12 de disponible seulement). Tout ça propulse un Android 4.1.1 presque nu, englué par une masse de merdes rajoutées par Acer, et que vous ne pouvez ni désinstaller ni désactiver.

Pourquoi ? Une amie dont je suis en train de martyriser le tout-en-un pense virer son ordinateur portable pour le remplacer par une tablette. Un autre couple d’amis, en plus d’un ordinateur portable sauvé du recyclage pour cause de vieillissement (il est vieux, mais il fait tourner Windows 7 s’il vous plait), fait joujou lui aussi avec une Galaxy Tab 3. Alors pourquoi ne pas voir si ça peut fonctionner ?

Android, cet ami qui ne vous veut pas que du bien

Déjà, c’est la seule plateforme « mobile » qui permet d’accueillir Firefox. Mais seulement dans sa version mobile, ce qui fait qu’un paquet de choses passe à la trappe. Mais bon, on a du Firefox quand même. On verra les conséquences.

Ensuite, je n’ai pas rooté la tablette, et donc, un paquet de merde ne peut pas être supprimé/désactivé. En particulier, toutes les merdes que Google impose et qui ne me servent pas : Google Play Musique, Films, Magazines, Maps (la tablette reste à la maison), GMail… Ajoutez la masse aberrante que rajoute Acer par dessus (abMusic&co, Tegra zone pour les jeux-payants-, 3 applications de « lecture électronique ») bref, tout sauf ce qu’il vous est nécessaire pour travailler avec votre appareil. Il est aussi impossible, du coup, de contrôler les permissions des applications, voire de simplement désactiver celles que vous jugez inutiles, mais que vous voulez garder sous la main. Un point sur lequel je reviendrais, car il est courant de voir que les développeurs abusent largement des permissions.

Cette application lit de la musique, mais demande accès à des infos "confidentielles", et je ne peux pas la désactiver ni la désinstaller, sympa n'est-ce pas ?

Cette application lit de la musique, mais demande accès à des infos « confidentielles », et je ne peux pas la désactiver ni la désinstaller, sympa n’est-ce pas ?

Pour info, il y a sur cette tablette un rescapé : quand elle tournait encore avec Android 4.0, j’ai installé, puisqu’il existait encore, le plugin Flash. Il a continué à fonctionner malgré la mise à jour et Firefox permet toujours d’en tirer partie en cas de besoin. C’est néanmoins très risqué, notamment parce qu’à l’instar de la version pour Windows, il est récurrent pour le plugin Flash d’être victime de failles, et sur Android celles-ci ne sont plus corrigées depuis très longtemps. Je ne le recommande donc pas.

Et pour finir, par contre un bon point, en branchant mon récepteur USB pour le kit clavier/souris, il a été reconnu directement. Une flèche apparaît à l’écran quand on déplace la souris. Par contre, si vous n’utilisez que la souris, il faudra désactiver le clavier physique pour retrouver le clavier virtuel à l’écran. Pour en revenir à la souris, il faudra penser à l’utiliser comme son doigt : le clic droit ne sert qu’à émuler l’appui sur la touche « retour » d’Android, le clic gauche fonctionne de manière standard : on peut faire défiler l’écran en maintenant le clic et en glissant ou en utilisant la roulette, un clic long permet d’ouvrir les menus contextuels… La seule chose que je n’ai pas trouvé à remplacer, c’est le zoom : obligé de coller mes doigts à l’écran pour grossir/rétrécir certains textes. Mine de rien, c’est un changement pas si anodin.

Bon, maintenant qu’on est posé, voyons un peu les quelques usages que j’ai pu tester.

Du surf ? Presque sans souci

Malgré quelques lenteurs, Firefox remplit parfaitement son rôle. Sync oblige j’ai accès à mes marque-pages (je ne peux pas m’amuser à transférer mon dossier de profil comme avec la version de bureau), mon lecteur RSS Leed est hébergé sur mon serveur, bref, ça roule.

Enfin presque : Firefox mobile. Donc certains sites qui le détectent comme tel basculent automatiquement en mode mobile/smartphone, avec parfois un résultat malheureux en terme de mise en page, prévu pour être en mode portrait (à la verticale), quand j’utilise la tablette en mode paysage (à l’horizontale). On finit parfois avec moins de contenu que si on visionnait le site classique.

tablette-leed

Autre catégorie d’horreurs : ces sites web qui s’obstinent à vous rediriger vers l’installation d’une application dédiée. Hein ? On parle d’un site web, pas besoin d’une application. J’ai déjà fait l’expérience d’un télé-loisirs. Le site est déjà pénible en soit, car uniquement pensé pour les ordinateurs de bureau, plus puissants. Une mise en page lourde donc. Mais l’année dernière leur application Android était… Imaginez votre magasine préféré, 70 pages, mais ce coup-ci 65 de pub. Voilà. Impossible de cliquer sur une page sans avoir à fermer une pub en plein écran. Et par chance, en début d’année dernière, la pub vidéo n’était pas à la mode. Quand ce même site vous pose la question à chaque page que vous visitez, c’est une catastrophe.

Premier vrai problème, avec Firefox : version mobile oblige, aucun outil de développement n’est présent. Hors, ils me servent quasiment tous les jours. Bien évidemment, ça ne sera pas le cas pour vous. Il est aussi impossible d’inspecter un lien avant de cliquer dessus. Donc vous devez faire confiance à celui qui l’a posé dans son texte. Hors, en développement Web, on vous apprend à ne jamais faire confiance. Ce n’est pas anodin : il est très facile de tomber sur une page qui contient des logiciels malveillants.

Twitter ? Ben comme sur smartphone

Je ne vais pas pousser le détail plus que ça, si vous utilisez l’application Twitter sur votre smartphone Android, c’est la même. Et je ne penses pas prendre beaucoup de risques en m’avançant à dire que pour les autres principaux réseaux sociaux, c’est la même chose. Et la plupart du temps, l’utilisation sur mobile avec une application est soignée.

Gestion des fichiers – Sans faute

Pour m’occuper des fichiers que j’ai pu télécharger pendant le laps de temps du test, j’ai fait appel, comme je l’avais présenté dans mes applications Android fétiches, à ES Explorateur (il ne sera pas la seule application de la liste à laquelle je ferais appel d’ailleurs). Bizarrement je l’ai trouvé encore plus agréable et réactif à utiliser à la souris. Sinon, à l’image de Firefox j’étais en terrain connu, je n’ai donc eu aucun mal à l’utiliser (à part les premières minutes où j’abusais à tort du clic droit pour afficher les commandes sur un ou plusieurs fichiers). Mention spéciale à l’analyse des dossiers qui permet de savoir ce qui mange de la place, mieux que l’outil disponible dans les paramètres Android, car ici il vous montre l’arborescence des dossiers.

tablette-explorer

SSH – RAS

Par chance, je laisse une copie de mes clés SSH dans un dossier privé sur mon serveur. J’ai donc pu y accéder et paramétrer JuiceSSH afin d’y accéder (il fait aussi partie des mes fétiches). J’apprécie particulièrement, dans cette application, le fait d’avoir accès à des touches vitales pour un sysadmin telles que les pipes, les / et autres tabulations (ce qui manque beaucoup à ConnectBot). On peut laisser les sessions ouvertes en tâche de fond, ce qui laisse une icône par session dans la zone de notifications. Pratique pour switcher facilement de l’une à l’autre, car sinon, dans le sélecteur de tâches Android, une seule fenêtre s’affiche pour l’application. Et petit raffinement que je ne connaissais pas, les touches de volume permettent de modifier la taille du texte, pratique pour mes petits yeux fragile 🙂

Admirez moi ces touches spéciales, le bonheur :)

Admirez moi ces touches spéciales, le bonheur 🙂

Le mail ? Pan ! Aïe !

Les choses se corsent. A l’heure actuelle, sur mon laptop, j’ai 6 comptes mails. Thunderbird est paramétré pour ranger automatiquement tout ce qui arrive dans les dossiers qui vont bien pour chaque compte, au moyen de filtres (j’ai d’ailleurs un tuto vidéo dans les cartons, si j’arrive à me dépêtrer de mes problèmes de capture de son). Hors, à l’heure actuelle, même les meilleurs clients mails sur Android ne proposent pas ça. Pour me « dépanner », je suis donc passé par les webmails de certains comptes que j’utilise plus que d’autres (la moitié en fait). Outlook.com, Roundcube (pour les boites hébergées chez OVH), Yahoo (pas encore fini de m’en débarrasser), tous ont des versions plus ou moins adaptées aux navigateurs mobiles (et donc à Firefox). Mais pas de filtres configurés. Juste pour info sur la période de test j’ai reçu pas moins de 400 mails sur les différents comptes. Je ne vais pas m’étendre sur le contenu, mais vous comprendrez pourquoi j’ai absolument besoin des filtres.

Les contrôles sont un peu petits, mais ça marche

Les contrôles sont un peu petits, mais ça marche

Si vous n’avez pas de gros besoins, ou pire, si vous utilisez votre compte Gmail, les applications existantes conviendront. Après tout, si autant de professionnels reçoivent leurs mails sur leur smartphone, c’est que ça n’est pas si inutilisable que ça non ?

OpenVPN ? Nickel

Je crois que j’ai déjà abordé le cas, mais L’application OpenVPN Connect fonctionne parfaitement. Juste penser à avoir la bonne copie de vos clés/fichiers de configuration (j’avais une version salement ancienne sous la main, me demandez pas pourquoi). Attention toutefois : si jamais vous cherchez à joindre un serveur « local » par son nom, du moins depuis ES Explorateur ça ne fonctionnera plus, il faudra impérativement lui renseigner l’adresse IP.

Youtube Downloader ? Ah ben non…

Vous savez pourquoi j’use et abuse de youtube-dl. Jusqu’ici, les vidéos passent d’abord par mon appareil avant de finir sur le serveur. Sauf que je n’ai pas trouvé une seule application digne de ce nom. Je n’avais pas envie de passer par un service web, dans lequel j’ai encore moins confiance qu’une application Android qui dit avoir besoin d’accéder à vos contacts, votre localisation, vos SMS, pour télécharger une vidéo. Et en fait, c’est principalement à cause de restrictions dans les conditions d’utilisation de Google, qui interdit purement et simplement les applications permettant de copier le contenu de Youtube en local.

En solution de secours j’ai donc installé youtube-dl directement sur mon serveur. C’est moins violent maintenant qu’il est équipé d’OpenMediaVault 1.0 et donc, enfin, de Debian Wheezy, mais ça oblige à y accéder en SSH. Et bien que JuiceSSH soit sympa, c’est toujours moins fluide qu’un Yakuake auquel on accède d’une seule touche.

Bittorrent ? Oui, bien, mais…

Pour ça je me suis tourné vers aDownloader – torrent. Ses réglages réseau sont par défaut un peu trop haut à mon goût pour ma petite connexion, mais il fait bien son boulot. Les permissions sont honnêtes : Connexion réseaux, accès aux fichiers (sinon comment stockerait-il vos téléchargements, y compris USB ?), blocage de mise en veille et exécution au démarrage; certains softs Windows en demanderaient plus… Il ne déborde pas d’options, et pour un utilisateur de Ktorrent c’est tant mieux. Par contre, la gestion de la file d’attente m’a paru un peu légère. Je n’ai pas trouvé comment prioriser un flux par rapport à un autre, il semble que ça se fasse par rapport au tri de la la liste. Apparemment aussi, les téléchargements actifs sont aussi pris en compte s’ils ne font que seeder. Et il seed pendant une heure minimum avant de lancer le téléchargement d’un autre fichier. Un peu dommage, même si pas mortel.

Point noir, qui n’est pas nécessairement lié à l’application : la pub « Alerte, vous êtes infectés par un virus » dont je suis à peu près sûr que 80% des débutants s’empresseront de cliquer par peur. Et finiront vraiment infectés pour le coup (je n’ai malheureusement pas de capture à vous montrer, mais les exemples, y compris sur PC, sont légion).

ISO vers USB ? no way

Un des cas où la tablette (enfin surtout Android) ne vous sera d’aucune aide. En effet, point de root, point de console virtuelle pour accéder à dd si on veut le faire à la main, ni d’application qui aurait accès en écriture brute au port USB (même pas sûr que ça soit possible dans les API Android). Mes isos Linux (car aDonwloader m’a servi à ça, que croyez-vous ?) attendront donc la soudure sur mon laptop pour être torturés.

Retouche/composition graphique ? pas si vite…

Certaines retouches basiques  (redimensionnement, rognage, yeux rouges, etc) sont déjà incluses dans les applications d’origine d’Android, donc pas de panique. Par contre, si vous avez besoin d’un truc plus costaud (comme moi qui utilise plus ou moins régulièrement GIMP), au revoir ! Certains poids lourds existent sur le Google Play, mais à des tarifs incompatibles avec ma philosophie et surtout mes moyens.

OpenDocument ? arf…

On est en 2014, et les applications qui savent gérer les documents issus d’OpenOffice/LibreOffice sont toujours à la peine. Je n’ai pas eu besoin de faire grand chose, et si la lecture est assez bien supportée maintenant, quand il s’agit de s’attaquer à l’édition, c’est une autre paire de manches. Je suis donc passé vite fait par l’ordinateur de ma mère (sous Windows, mais avec LibreOffice) pour taper ma lettre de motivation.

Pour les dépendants aux formats Microchiotte (autant MS sait faire de bonnes choses parfois, les formats de fichiers de documents, c’est une horreur), QuickOffice, malheuresement remplacé depuis par Google Docs/Sheets/Slides (cloud powered, donc non fiable et dangereux), les prendra en charge. Par chance, j’ai Polaris Office d’installé sur la tablette, une des seules applications installées par Acer qui est utile au final.

Un bilan en demi-teinte

Il y a des choses qui sont fluides, d’autres un peu moins, mais selon moi, non une tablette ne peut pas remplacer un PC. C’est déjà très dangereux, car à moins d’être adepte du root et/ou du rom flash, vous n’avez aucun contrôle d’aucune sorte sur les applications que vous installez. À peine avez vous le droit de les utiliser, et de subir leur comportement intrusif (un logiciel qui sert à télécharger une vidéo qui demande accès au GPS, aux données personnelles, à l’identifiant unique de l’appareil, ce n’est pas normal).

De plus, rares sont les applications open-source sur le Play Store, et la plupart des personnes qui passeront par une tablette n’auront pas le réflexe de regarder du côté de F-Droid. Remarquez, la base d’Android a beau être open-source, tout ce qui touche aux Google Apps est fermé. Google a donc choisi d’être le mal contrairement à sa maxime (Don’t be evil). On a que ce qu’on mérite parait-il…

Ensuite, le fait que les applications soient forcément plein écran est assez dérangeant pour qui a l’habitude de contrôler son affichage. Oui, j’utilise Firefox comme beaucoup de gens (et je maudis ceux qui utilisent encore Chrome), mais j’ai toujours un œil sur les autres applications lancées. Là, à moins d’avoir une info dans la zone de notifications, il faut constamment basculer d’une application à l’autre, et ça se fait forcément soit en tactile, soit à la souris. C’est d’ailleurs un reproche qui a été formulé par les utilisateurs malheureux (et je les comprend) de Windows 8, du moins pour les applications Metro (pardon, « Modern UI »). Certains utilisateurs (notamment de Samsung je crois) auront la possibilité de « découper » l’écran en deux pour avoir deux applications en même temps (comme sur Windows 8), mais ce n’est pas aussi souple…

Pour continuer sur l’ergonomie, taper sur un clavier virtuel a beau être sympa (et sur ma tablette c’est même étonnamment réactif), les défauts apparaissent vite. Si vous ne pensez pas à désactiver la correction automatique d’orthographe, vous passez autant de temps à retoucher ce que vous venez d’écrire qu’à saisir de nouveaux mots. Sans parler que vu la taille de l’écran, les caractères spéciaux sont moins accessibles, et la fatigue s’installe très vite dans les doigts. Je conseille donc, lorsque c’est possible, l’utilisation d’un clavier externe USB ou Bluetooth. La taille réduite de l’écran n’aide pas forcément suivant les sites et applications, ce qui peut là aussi amener de la fatigue au niveau des yeux ce coup-ci. Et s’amuser avec la luminosité ne change rien.

Un choix à faire avec prudence

Si malgré tout vous voulez faire ce choix, faites-le bien. Il faudra faire très attention au matériel, au logiciel et ce qui l’englobe. Je ne vais pas dire que j’ai eu une mauvaise expérience parce que ma tablette manque de puissance, mais pas loin. Si vous basez votre choix uniquement sur le fait que les tablettes se trouvent à moins de 200€ alors qu’un laptop d’entrée de gamme coûte le double, vous faites forcément fausse route. A ce prix, une tablette même sortie en 2014 sera probablement à peine plus puissante que la mienne sortie il y a deux ans. Les quantités de mémoire vive et de stockage qui l’accompagnent seront probablement les mêmes, donc très faibles. Et puis, il faudra faire attention à la version d’Android. C’est encore plus vital que la version de Windows voire d’une distribution Linux. Android 4.4 est bien plus optimisé pour des matériels à 200€ que ne l’était Android 4.3, et encore plus les précédents. Et Android Lollipop qui arrive (Android 5) enfonce le clou. Hors, il n’est pas rare encore fin 2014 de voir des matériels bas de gamme sortir avec ces vieilles versions, et notamment 4.2 (pour une histoire de pilotes propriétaires qui n’existent pas pour les versions suivantes). Sans parler de l’absence parfois totale de suivi, ce qui fait que vous avez rapidement un système dépassé, voire pire dangereux. Les mises à jour ne concernent en effet pas que des problèmes de performance, d’autonomie (souvent liés), ou de stabilité. Ils concernent aussi la sécurité, et sachez qu’Android est une plateforme très à la mode dans le monde de la création de virus. Le fait de choisir un fabricant connu en France permettra plus facilement de réparer le matériel en cas de casse, car les pièces détachées sont répandues (enfin presque, mais ça m’est arrivé avec mon téléphone, alors…). Un point important est de ne jamais faire confiance au vendeur lors de votre choix. Il est d’abord spécialisé dans la vente avant d’être spécialisé dans son rayon, et je ne compte plus les fois où un vendeur était à la limite de la malhonnêteté, au point de devoir le recadrer devant le client potentiel.

Pour en revenir à l’utilisation pure et dure, une tablette ne permet pas de créer efficacement du contenu. Je ne vais pas aller jusqu’à parler de montage vidéo ou de création 3D (notamment parce que pour le deuxième, je ne saurais absolument pas en parler), mais rien que la création de documents ODF est pratiquement impossible. LibreOffice et OpenOffice, porte-étendards du formats sur nos bon vieux PC se font attendre, et QuickOffice, racheté par Google et rendu gratuit, puis remplacé par Google Docs/Sheets.Slides, se contente de s’occuper des formats Microsoft, et pire maintenant colle tout ça dans le nuage. Un autre acteur pourrait éventuellement reprendre le flambeau sans avoir à tout refaire de zéro (les bibliothèques pour manipuler les formats commencent à avoir de la gueule, la preuve, on sait les manipuler dans Owncloud). Le montage photo peut être une horreur, quand il est seulement possible.

Bref, la tablette, selon moi, ne peut véritablement faire office que de visionneuse de contenus, et en cela elle le fait bien. Mais ça ne fera de vous que des moutons, et vous valez forcément mieux que ça. Ne reposez donc pas toute votre utilisation du numérique sur une tablette, encore plus une tablette Android. Et non, le smartphone n’est pas la bonne réponse.

Des alternatives existent

Je vais vous laisser sur une dernière note : parce que le prix est pratiquement le seul critère qui compte aux yeux de ceux qui pensent qu’une tablette conviendra, vous vous retrouverez à payer d’une autre manière, à cause d’Android (notamment en perte de contrôle sur vos données personnelles et vos usages). Une alternative qui commence doucement à faire son chemin, réside dans une tablette « x86 » équipée de Windows 8 (on trouve plus souvent des « convertibles », avec clavier détachables). Intel a encore des progrès à faire pour rendre sa gamme Atom attractive en rapport prix/puissance/autonomie (les tablettes réellement utilisables coûtant au moins le double), mais en contrepartie, vous avez l’équivalent en tablette d’un PC équipé d’un VRAI Windows (et pas Windows RT), avec toutes ses possibilités en termes d’applications. Et le prochain Windows 10 promet d’améliorer encore les choses, ce qui couplé à de nouvelles versions de puces adaptées, pourrait vraiment vous rendre un peu de contrôle sur votre vie (un peu, parce qu’on parle de Windows tout de même, qui maintenant demande un compte comme Android, pour siphonner de la donnée, comme Android – Non, Apple n’est pas mieux dans le domaine, cf le CelebGate).

En attendant la première tablette Firefox OS

6
Poster un Commentaire

avatar
4 Fils de commentaires
2 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
4 Auteurs du commentaire
ArlotSeboss666Tony TotoNabil CH Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
Nabil CH
Invité

bon en générale une tablette est un outil qui offre une bonne mobilité et connectivité c’est un outil pratique quand vous n’avez pas la possibilité d’être tranquille pour allumer votre pc mais malgré ces opportunités, une tablette ne peux pas assurer un travail qui demande de l’endurance.

Tony Toto
Invité
Tony Toto

Cet avis est useless car avec les bonnes applications je fais absoluement tout sur ma tablette Nvidia Shield et n’ai plus besoin d’un quelconque PC, ce dernier n’est utile qu’au pro qui a besoin d’outils pro. Pour les multi mails: utilisez MyMail il gère mieux que thinderbird sur PC On peut même faire exactement ce qu’on fait sous photoshop CC avec la version Touch qui a été supprimée du google play, montage vidéo avec une application identique à celle de windows movie maker, bref aucune limitation dès lors que la personne qui se trouve entre la chaise et la tablette… Lire la suite »

Tony Toto
Invité
Tony Toto

j’oubliais en recherchant un peu dans le google play vous trouverez l’équivalent de libreoffice ou openoffice je ne parle pas de lecteurs mais d’une suite complète pour lire créer etc… bref là aussi le PC est useless ^^

Arlot
Invité
Arlot

Ce billet est excellent. Moi, jai pu manipuler ma tablette Androïd 5.0 grâce à des vidéos sur http://www.alphorm.com/tutoriel/formation-en-ligne-android-5 et pour ma conclusion, ma tablette ne peut pas remplacer mon ordinateur.