Lire le contenu d’une partition « Linux » sous Windows

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closeCet article a été publié il y a 5 ans 29 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Ouh qu’il est mauvais ce titre. En même temps, s’il fallait que je détaille le nombre de systèmes de fichiers sous Linux, le titre serait beaucoup, beaucoup trop long. Bref, cet article est destiné aux dépanneurs qui n’ont qu’une machine Windows sous la main, et qui doivent consulter et/ou récupérer du contenu qui se trouve une partition et formatée, par exemple, en ext4 (pas seulement, mais c’est ma démonstration, alors…). Et il existe au moins un outil gratuit pour ça, c’est pas beau ?

Ça faisait longtemps que j’avais pas bichonné mes lecteurs qui sont encore menottés. Ceci dit, avec encore une hégémonie au niveau de l’entreprise, Microsoft n’est pas près de disparaître de sitôt. La preuve, plus de quatre mois après l’arrêt de Windows XP, presque 25% des ordinateurs de la planète en sont encore équipés, et il équipe, toutes versions confondues, 90% des ordinateurs. Un taux qui va tendre à baisser rapidement dans les prochains mois, la Chine ayant mis en place un programme ambitieux pour le remplacer par une distribution Linux locale. Les plus fortunés changeront les machines quand Windows 10 aura fait ses preuves. Bref, faut tuer le vieux, et vite. Le pousser dans les orties ne suffira pas.

Maintenant, on va tout de même s’approcher du monde libre. En effet, récemment, suite à une panne sur mon ordinateur portable (qui m’avait d’ailleurs conduit à utiliser fortement une tablette), j’ai eu besoin d’accéder à son contenu, et je n’avais qu’une machine Windows et mon Dock PATA/SATA>USB pour ce faire. Et bien évidemment, Microsoft ne sait faire que du Microsoft. Il va donc encore falloir trouver une parade pour pallier ce manque (et non pas pallier à, oui parce que je faisais souvent l’erreur aussi).

linux-reader-dock

ATTENTION : ce qui va suivre ne vaut que pour des partitions standards non chiffrées. Si le stockage est plus évolué (RAID, LVM, LUKS), le passage par un LiveUSB Linux s’impose.

Linux Reader, le sésame

Cet outil de la société DiskInternals, orienté récupération de données en premier lieu (un peu comme Recuva, que j’ai mis en oeuvre pour déterrer des infos négligemment laissées à la poubelle), permet de scanner, d’afficher le contenu des partitions ext2/3/4/HFS/Reiser, et de copier celui-ci le cas échéant sur une destination que saura pleinement exploiter Windows. Il est gratuit pour un usage personnel, et son installation est des plus simples, et petit raffinement, il n’embarque aucun crapware.

L’interface

Rappelons déjà le contexte : j’ai branché mon SSD sur mon dock SATA/USB, le disque est reconnu, installé, par contre, aucune lettre de lecteur n’apparaît, et pour cause : si l’on jette un œil au gestionnaire de disques logique, voilà ce qu’on peut apercevoir :

linux-reader-volume-manager

Bon personnellement je sais exactement à quoi correspondent ces partitions, mais ça ne m’avance pas à grand chose quand Windows ne sait pas aller plus loin que m’afficher la table de partitions. On lance donc le programme, et après quelques instants, on a droit à ça :

linux-reader-interface

On voit deux choses : en bas, les deux disques durs détectés, le WDC est un vieux Western Digital Velociraptor 150Go à 10000 tours/minute qui accueille le Windows du test, le Force SSD, comme son nom l’indique, est le SSD de mon ordinateur portable. Au dessus, toutes les partitions détectées, avec, petit raffinement, leurs points de montage lorsqu’utilisées sous Linux.

Prévisualisation et récupération

Donc ma partition de données sous Linux est montée dans le dossier /home (ce dossier contient d’ailleurs les dossiers de tous les utilisateurs de votre machine). En double-cliquant dessus, on peut dès lors accéder à son contenu. Il n’y a en fait qu’un seul dossier utilisateur, le mien. Et à l’intérieur, énormément de choses, de mes fichiers « standards » à ceux de configuration des applications qui me sont spécifiques (chaque utilisateur peut par exemple avoir sa propre configuration d’un même logiciel, tel Firefox).

linux-reader-home

Ça paraît être un bordel sans nom, mais il faut savoir une chose : traditionnellement au pays de la banquise (la mascotte Linux est un manchot, au cas où vous auriez oublié) les fichiers et dossiers cachés ne le sont pas grâce à des attributs de système de fichiers, mais à un simple « . » (point) au début de leur nom. Et par défaut, dans l’explorateur j’ai bien moins de choses :

linux-reader-linux

Bref, je cherchais donc le script PHP que j’ai écrit pour uploader et partager des images sur le serveur de la T-OC (je le partagerais probablement un jour sur Github, si je pense qu’il ressemble à quelque chose). J’ai procédé à quelques changements dernièrement, j’en avais donc une copie dans mon dossier de développement. Je me rends donc dans le dossier dev, et je fais un clic simple sur site_images.php. le contenu s’affiche alors juste au dessous (si ce n’est pas le cas, cliquez sur le menu « View » en haut, puis « Preview Panel ») :

linux-reader-script

Si vous faites un double-clic ce coup-ci, vous aurez alors droit à un assistant permettant de choisir le dossier de destination pour la copie du fichier en question (vous pouvez sélectionner plusieurs fichiers évidemment).

Conclusion

Voilà, vous savez (presque) tout ce qu’il y a à savoir, je vous laisse fouiller les menus du logiciel pour découvrir toutes les possibilités. J’ai choisi ce petit soft qui est très pratique et surtout à jour (testé sur Windows 7, mais utilisable sur les suivants), mais il existe d’autres projets permettant d’accéder à des partitions « Linux » sous Windows. Les plus anciens se souviendrons d’Explore2fs, dont le développement est abandonné (ne supporte pas ext4 notamment), mais vous avez aussi surtout ext2fsd qui ajoute carrément le support comme n’importe quel autre système de fichiers, ce qui permet d’avoir droit à la fameuse lettre de lecteur. Et lui est à jour, et probablement à conseiller si la fréquence du besoin d’accéder à des partitions ext4 augmente trop souvent. Ou alors, mieux, passez sous Linux !

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