Migration Ep3 : Déconvenues, remise à plat

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A la fin de l’épisode 2, j’avais donc décidé de prendre un virage pratiquement à 180°, en laissant tomber Fedora 19 KDE pour Mint Olivia XFCE. L’installation s’est passée comme on peut l’attendre d’une installation de Linux en 2013 : fluide, rapide, réussie. Les premières heures se sont bien passées, la suite, c’est déjà moins brillant.

Là encore, l’écriture remonte à plusieurs semaines, et certains points n’auront peut-être plus raison d’être.

Je dois l’avouer, l’âge des technologies (Gnome/GTK2) me fait un peu peur, mais elles sont malgré tout éprouvées. A ce moment-là, j’ai toujours des problèmes avec VLC et mes partages SMB (voir la fin du billet pour en savoir plus). Ce n’est pas tant un problème en soi, sachant que beaucoup de lecteurs sont disponibles, la plupart étant de toute façon plus compétents que le lecteur Windows Media. Pour avoir plus de détails sur Mint XFCE, je vous renvoie à son annonce de sortie.

Une interface vieillotte, mais qui fait son job

 mintxfce

Visuellement, on est dans un terrain connu pour ceux qui ont vécu les débuts d’Ubuntu, ou plus récemment les utilisateurs du bureau MATE. On se croirait presque revenu en 2001 avec la sortie de Windows XP. Avantage, c’est fluide, sans fioriture. C’est un peu dommage, mais sait-on jamais, j’arriverais probablement à ajouter quelques raffinements « 21° siècle ». Le gestionnaire de fichiers pourrait être plus fourni, mais ça fait le minimum vital. Comme convenu, j’ai réussi à lire mes vidéos avec le lecteur par défaut, juste il lui manquait quelques bribes de logiciels (notamment des composants de GStreamer, pour les codecs « ugly »). J’ai transféré sans encombre les dossiers de profil de Firefox/Thunderbird, ce qui me rassure pour ce dernier vu la taille et le nombre de mails que j’aurais du récupérer sinon. Rien à signaler pour les autres logiciels, j’avais bien préparé le terrain de ce côté-là.

Des performances parfois en retrait…

Tout n’est malheureusement pas rose au pays du manchot. Sans doute à cause du froid, mais j’ai quelques accrocs avec les performances de Flash pour les vidéos (le 720p est fluide sous Windows), entre autres. A priori la faute revient au pilote Intel qui a toujours été en retrait par rapport à la version Windows, surtout pour le GMA4500, et il n’y a que les versions les plus récentes, les deux dernières générations chez Intel (Ivy Bridge et Haswell), qui profitent de performances équivalentes, ou presque. Sans parler du support plus que médiocre de Flash sous Linux, merci Adobe (je pense à l’accélération matérielle qui est probablement absente, d’où mon problème).

…et parfois de très bonnes surprises

En dehors de ça, le Wifi marche au moins aussi bien, si ce n’est mieux. Par contre je n’ai pas encore testé LinSSID. Le problème, c’est qu’il est rarement inclus dans les distributions, et donc il faut le compiler. Bien que ça ne me dérange pas, je m’occuperai plus tard de ce détail.

La vraie bonne surprise, en dehors du démarrage (un point déjà remarqué avec Fedora), c’est la consommation d’espace disque qui n’a rien de commun. Windows Seven, malgré toutes ses qualités, est un monstre qui, en 2013, mange facilement près de 20Go à lui tout seul. Son successeur n’a rien à lui envier, quand on regarde la polémique autour de l’espace libre utilisable sur tablettes, qui sont bien plus contraintes que nos chers laptops. Là, on tourne, logiciels compris, autour des 2Go, ce qui est assez impressionnant vu les services rendus.

Dans le même esprit, question consommation mémoire, c’est imbattable. Avec le même Firefox d’ouvert, les mêmes onglets ouverts, eh bien j’arrive à moins d’1Go de RAM totale consommée. Chez Microsoft, pour le même résultat, c’est le double, ni plus, ni moins. Conséquence, lors des gros travaux (toujours sur Firefox, que j’arrive à exploser question RAM–aussi loin que 2Go à lui tout seul), je ne risque pas de finir dans le swap, ce qui est le cas avec Windows.

MAIS…

Mais, après plusieurs jours d’utilisation, de multiples accrocs sont à noter. Cette diode fixe me gène vraiment, car avec les problèmes que j’ai régulièrement ces derniers temps avec ma connexion ADSL, j’aime bien savoir quand ça bouge. Mais je pourrais encore m’y faire, et surtout, je risque de pas vraiment avoir de solution. J’ai quelques recherches à faire, car Cairo-Dock se lance pas moins de trois fois d’affilée, c’est chiant, et surtout ça finit par provoquer pas mal de bugs graphiques. Même après avoir supprimé les deux « instances » superflues, il lui arrive de ne pas vouloir apparaitre, mais répond pourtant aux clics; pas très pratique pour manipuler le dit dock. Dans un autre domaine, c’est le rendu des images qui est corrompu dans Firefox. Ce qui n’arrive pas sur d’autres distributions, j’en conclus donc que c’est lié à la combinaison logiciels/noyau/pilotes actuelle.

De plus, je sais que d’ici très peu de temps, cette version de Mint ne sera plus mise à jour. De toute façon, avec la politique concernant les patches de sécurité issus de Canonical, il n’est pas dit que je tente la nouvelle version, surtout si je dois encore changer dans 6 mois.

On ressort la planche à dessin

Depuis le début de mes réflexions, pas mal de temps s’est écoulé. Les bureaux ont évolué, les distributions aussi. Je pensais vouloir rester sur XFCE, et ma préférence reste sur une distribution « .deb » (basé sur Debian, voire Ubuntu). Les nouveautés du côté des logiciels et les évolutions récentes de KDE m’ont fait retester tout ça (sur une Mint encore, mais la version suivante), et j’ai découvert une chose : je peux utiliser VLC sur un partage CIFS protégé par mot de passe. Malheureusement, il manque un peu de communication entre Dolphin et lui puisqu’il faut ajouter le login et mot de passe Samba dans les options de VLC. Pas parfait, mais je pense pouvoir vivre avec au quotidien. KDE va donc revenir au devant de la scène.

30-10-2013_kde-logo

Et puis à force d’en avoir entendu parler, j’ai découvert Manjaro. Distribution basée sur Arch Linux, elle cherche à en simplifier l’installation et l’accès pour les moins aguerris. Comme j’ai dit je connais Arch, et pour avoir fait tourner mon précédent laptop deux semaines sans interface graphique, ce ne sont pas les quelques lignes de commande que les petits gars derrière Manjaro n’auront pas pu éviter qui me font peur. Même si mon laptop actuel est plutôt ancien, il n’y a pas grand chose à attendre des évolutions du noyau, donc pas de danger de ce côté-là. La transition vers systemd est déjà faite, donc déjà je m’évite ce gros dossier (qu’il va falloir avaler avec la prochaine version de Debian).

manjaro

Leur « spin » KDE est vraiment un des plus plaisants à utiliser en Live que j’ai pu tester jusqu’ici. Ils ont fait un véritable effort pour gommer ce qui à mes yeux représente la faiblesse de KDE : le thème par défaut. Il est plutôt sombre, avec juste ce qu’il faut de transparence, le thème d’icônes est personnalisé, la barre des taches pareil, même le menu est « custom » dans la version 0.8.9. Il ne reste d’Oxygen que la décoration des contrôles (les boutons et sliders de l’interface), ce qui est le moins pire à gérer. J’ai adoré Yakuake, qui est une console à dérouler avec la touche F12. Je regrette déjà de ne pas pouvoir faire ça avec PuTTY sous Windows. La dominante « verte » de l’identité Manjaro n’est pas pour me déplaire (oui je sais, je n’ai pas appliqué à au blog, ça viendra peut-être pour son anniversaire). Et « tout » marche du premier coup sans broncher, de la lecture de musique MP3, des vidéos même x264 à l’ouverture de .RAR, lecture de DVD même avec Dragon Player, pour ne citer que les petits inconvénients qu’on rencontre à l’installation d’un Windows par exemple.

Il y aura donc un épisode 4, et je suis impatient

Je commençais à désespérer de trouver le Saint Graal de mon cas d’usage, et pourtant, Manjaro, malgré sa base Arch qui n’en fait pas un de mes prétendants préférés (je rappelle que mon laptop doit pouvoir aussi servir de vitrine pour pousser les gens à basculer du côté clair de la Force), me redonne espoir. Juste pour l’instant, ma découverte s’est faite alors que je suis loin de chez moi, et que bien entendu je n’ai pas mon disque dur de test. Reste une inconnue : malgré une paire de douzaine de tentatives, je n’ai pas réussi à l’installer proprement sur une carte SD, que ce soit avec l’installateur CLI ou GUI. L’utilisation de KDE gomme aussi un avantage que « Linux » aurait pu avoir sur Windows, à savoir la consommation mémoire. Mais vu le service rendu, au final je sais pas si je vais m’en plaindre.

J’espère pouvoir enfin sortir de ce cycle « waouh/pouah » que je vis à chaque tentative de plier une distribution à mon bon vouloir, et qui paradoxalement vu mon niveau de connaissances peut refléter le ressenti qu’aurait un néophyte du libre venant d’années de réflexes pavloviens dus à un abus de fenêtres (ce qui est aussi mon cas, même après avoir dépassé ma condition de néophyte).

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