Migration Ep2 : Premier contact

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closeCet article a été publié il y a 5 ans 8 mois 21 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Ce billet sort avec beaucoup de retard, puisque l’écriture remonte au mois de novembre. J’avais terminé l’épisode 1 de mon aventure sur le choix de Fedora (version 19) accompagné du bureau KDE pour tenter de remplacer Windows. Pour l’occasion j’ai ressorti un disque dur 2,5″ en rab que j’avais dans un coin, histoire de valider la totalité de mes choix avant de faire le grand plongeon. Une fois le slip de bain enfilé, et après m’être habitué à la température de l’eau, un constat s’impose : comme dans n’importe quelle science, entre théorie et pratique, il y a parfois un monde.

A cause du retard, ne vous étonnez donc pas qu’aussi bien Fedora que Mint (que j’évoque à la fin) aient sorti de nouvelles versions depuis. Heisenbug pour l’une, Petra pour l’autre.

Des points positifs

Aucun freeze, saccade de souris, glitch bizarre n’a été constaté lors de l’après-midi passé sous Fedora. Comme prévu les logiciels les plus important sont à jour, KDE se comporte comme un charme, il démarre et s’arrête vite, même pour un « vieux » disque dur mécanique (160Go 5400RPM), plus vite que Windows sur le même disque. J’ose à peine imaginer avec le SSD.

Comme prévu il m’est facile de trouver les remplaçants à mes petits utilitaires Windows-olny, comme l’incontournable K3B pour la gravure par exemple, et Kate qui remplace parfaitement Notepad2 (coloration syntaxique, numérotation des lignes, entre autres).

Comme prévu aussi j’ai du me retenir de vomir concernant le thème par défaut, mais il ne ralentit pas votre navigation dans le système. On prend vite ses marques, il regorge de réglages plus ou moins clairs, le menu K est pas mal agencé, même si son ergonomie gagnerait à être améliorée (un peu trop sensible à mon gout pour naviguer dans les sections). Les logiciels sont classés par catégories, catégories qu’on retrouve dans le gestionnaire de paquets. A ce propos, celui fourni dans Fedora 19 n’est pas le plus ergonomique du « marché ». Je lui préfère grandement Synaptic, pour le gestionnaire de paquets apt, qu’on rencontre sur Debian et dérivées donc.

La gestion des fenêtres et des bureaux virtuels reste au dessus de Windows, qui ne propose toujours pas cette fonctionnalité par défaut (et l’orientation prise par Windows 8/8.1 fait que ça n’arrivera jamais). Cairo-Dock, qui merdouillait en liveUSB, ne pose aucun problème une fois installé « en dur ».

Et pourtant, ça le fait pas

Mais quelques points plus ou moins graves m’ont fait tiquer. Dont un qui rend tout le dossier caduque.

La diode de réseau Wifi reste désespérément fixe, alors qu’elle clignote en cas d’activité sous Windows. Ce n’est pas lié à Fedora, mais au pilote du noyau, et manifestement il est impossible de corriger ça. Et pourtant j’aime bien savoir s’il se passe quelque chose quand je touche rien. C’est chiant, mais pas rédhibitoire.

En mode liveUSB, j’ai pu changer l’agencement du clavier pour celui qui convient (mon laptop a un clavier belge). Mais lors de l’installation, Anaconda ne permet pas de choisir un clavier belge. Ce n’est pas mortel quand il s’agit de taper son mot de passe, sauf si les caractères spéciaux ne sont pas à la même place, ce qui est évidemment mon cas. Une astuce consiste à utiliser un mot de passe simple, et une fois l’installation terminée, changer le clavier, modifier le mot de passe, et le tour est joué.

Et LE point qui tue, et qui m’oblige à revoir le choix du bureau : impossible d’utiliser correctement un partage SMB/CIFS (partage Windows) de mon serveur dans les applications Qt. Il sait ouvrir de tels dossiers, protégés ou pas par mot de passe. Typiquement, à chaque ouverture de fichier, le système en fait une copie dans /tmp pour l’ouvrir ensuite dans l’application en question. C’est peu gênant pour des documents légers, voire même des photos (quoique suivant la taille des photos, on a le temps d’attendre la fin du transfert avant l’ouverture…). C’est impossible pour lire des vidéos. Et donc VLC ne sait lire aucune vidéo qui vient d’un dossier réseau monté depuis Dolphin (l’explorateur de fichiers de KDE).

Et non, ce n’est pas lié à Fedora, mais bien à KDE, et plus précisément Qt, le framework à la base de celui-ci. Et j’ai pu constater la même limitation pour d’autres distributions, en vérifiant en mode liveUSB avec Kubuntu, et OpenSUSE. Bizarrement j’ai eu des problèmes pour démarrer sur Mageia, donc j’ai pas poussé plus loin, car j’avais déjà suffisamment de preuves comme ça. Une recherche sur le web m’aura convaincu qu’il n’y a pas de solution propre pour l’instant.

Retour à la case départ, ne touchez pas 20.000F

Pour avoir déjà utilisé Ubuntu, qui, en dehors d’Unity/compiz, utilise les technologies Gnome, je sais qu’un composant en particulier corrige cette affreuse limitation de Qt : GVFS, pour Gnome Virtual FileSystem. Problème, j’ai déjà évoqué que Gnome (aussi bien 2.x et donc MATE que 3, y compris Cinnamon) ne me permettra pas de modifier l’environnement comme je le souhaite (notamment virer le panel du haut). Et il manque vraiment d’options pour le régler. Il n’y a plus qu’à chercher des alternatives qui utilisent les mêmes technologies, mais différemment.

Entre alors en scène XFCE, que je n’avait pas évoqué jusqu’ici. Il utilise encore pour l’instant les briques de Gnome 2 pour bâtir son environnement. Et donc avec lui GVFS. Là, je ne sais absolument pas vers quoi je m’embarque. Mais le fait que la fondation Debian l’envisage comme bureau par défaut à la place de Gnome me laisse penser qu’il n’est pas si terrible que ça. Et non, à ceux qui me conseillent LXDE, j’ai déjà essayé de le modifier, et rien que le déplacement du panel (la barre des taches en gros) provoque des bugs d’affichage. Mon expérience avec Apper m’ayant un peu refroidi sur une distrib « rpm », j’ai décidé de revenir dans le merveilleux monde d’apt. Pouf pouf grand écart, on va donc tenter Linux Mint Olivia XFCE (qui est basée sur Ubuntu, qui est basée sur Debian–oui, toujours elle). Tant pis pour l’intégration de VLC et Virtualbox (qui utilisent Qt, ce qui m’embête pour VLC, qui risque de garder ses lacunes), l’usage prévaut. Dans le cas de VLC je devrais probablement le remplacer par un autre lecteur.
De toute façon, le côté idyllique a déjà disparu, et je m’attend déjà à d’autres surprises. La liberté à un prix, parait-il. Espérons que j’ai de quoi payer.

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Seboss666Flemzord Auteurs de commentaires récents
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Invité
Flemzord

Normalement avec gnome et les forks, tu peux le modifier totalement, tu as essayer : PearOS ? Tu auras l’impression d’être sur un MAC

Sinon après il te reste toujours plein d’autre gestionnaire graphique, mais GNOME est pour moi un des plus beau de base. Surtout Cinnamon !

Seboss666
Invité

J’ai effectivement revu mon opinion à la hausse sur Gnome 3 question personnalisation, mais cette fameuse barre du haut, qui dans la dernière version se retrouve dans la même situation que celle d’Unity, qui copie celle du Mac, et donc devient indispensable, ne me convient pas : je cherche à utiliser TOUTE la surface verticale. Faudrait que je me foule à faire une capture d’écran du prototype de bureau que j’ai commencé à monter pour l’épisode 3 (qui ne sera pas le dernier), surtout que je commence à appréhender un peu mieux les options de Cairo-Dock. En clair, sans trop… Lire la suite »