L’Aurore HZ1-I3 d’LDLC, une sacrée bonne surprise

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closeCet article a été publié il y a 3 ans 5 mois 23 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Comme je l’ai expliqué récemment, j’ai dû en urgence remplacer mon laptop Acer mourant par un nouveau modèle. Je me suis tourné vers la gamme de machines LDLC, et donc dans cette gamme, une configuration particulière. J’ai préféré la rapidité du stockage et la quantité de mémoire vive à la puissance graphique ou la qualité de l’écran. Même si tout n’est pas perdu, voyons voir les évolutions.

En effet, même si l’on peut passer sur la fiche produit de l’e-commerçant le plus dynamique de France, résumons tout de même de quoi il est constitué :

  • CPU Intel Core i3 5005U « Broadwell »
  • Circuit intégré HD Graphics
  • Écran 15,6 pouces, résolution 1366×768, mat
  • WiFi 802.11bgn, Bluetooth 4.0
  • Gigabit Ethernet
  • 8Go de mémoire vive DDR3
  • Disque dur SSD Crucial BX100 de 120Go
  • Batterie 6 cellules de 61,1Wh
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Acer à gauche, LDLC à droite

Le châssis est particulièrement léger et fin, à peine plus de 2kgs. Pour ça, pas de miracle : tout est plastique. Ce qui est lourd, c’est la batterie. Ceci dit, l’assemblage est propre, sans fioritures. Le dos de l’écran est « brossé », le toucher est tout juste rugueux. La couleur est à mi-chemin entre le gris métal et l’or, pas du tout agressif et agréable à l’œil. Je suis moins à l’aise avec le touchpad : le plastique n’est pas glissant facilement, le doigt accroche un petit peu. Mention spéciale pour le dessous : la trappe principale fait presque toute la surface, et j’ai pleinement accès au système de refroidissement pour l’entretenir.

L'écran mat, y'a pas photo... enfin si... bref...

L’écran mat, y’a pas photo… enfin si… bref…

L’écran est sacrément lumineux, même à 50% j’ai largement de quoi faire, et il m’arrive régulièrement de baisser encore ce palier. Il n’est pas Full HD comme d’autres configurations de la gamme, ce qui fait que je vois aussi la grille de pixel comme sur l’Acer, mais au moins il est mat. Et ça, quand le soleil se fait très présent, c’est un bonheur. Les couleurs ne sont certes pas les plus fidèles du monde, c’est loin d’être catastrophique, là où je suis déçu, c’est pour les angles de vision : ils sont à peine meilleurs que sur l’Acer.

Question performances, c’est un ravissement : le CPU, malgré son orientation basse consommation, poutre de la maman ours, l’architecture est impressionnante sur ce point. Le circuit graphique intégré, lui aussi me surprend : même sous Linux, dont les performances graphiques sont généralement inférieures à celles sous Windows, il me permet de jouer « confortablement » à Portal 2 en résolution native, détails au minimum. Couplé à un SSD dernière génération et une mémoire rapide, je n’ai aucun ralentissement d’aucune sorte. Pour en être sûr, j’ai opté pour le récent noyau 4.1. La faciliter de l’installer grâce aux outils Manjaro est vraiment sympathique.

Parlons consommation. J’étais pessimiste quant à la fiche technique qui avançait « jusqu’à 10h30 d’autonomie ». Mais le fait est qu’on dépasse facilement les 7 heures quand on ne charge pas trop la mule (comprendre, éviter le jeu, multiplier les programmes gourmands). La grosse expérience en date, à peine débranché, j’ai procédé au transfert des fichiers de l’ancien SSD, sur l’un des ports USB3, qui a pris une heure; j’ai ensuite joué à Portal 2 pendant presque une heure et demie. Sans parler du fait que même à fond, il ne dégage que peu de chaleur, après ces deux heures et demie relativement intenses, je disposais encore de près de 50% de batterie. Nice.

Cette « performance » du côté de l’autonomie (mouahaha), je la dois donc à beaucoup de facteurs au final : une architecture matérielle efficace, une batterie généreuse, et pour aborder le logiciel, un noyau Linux récent et le recours à un bureau léger, XFCE. J’ai encore quelques jours à passer pour me faire à sa relative austérité comparé à un KDE, quelques fonctions manquent un peu à mon goût, mais vu que j’ai récupéré à peu près toutes les données et configurations des logiciels que j’ai conservé, c’est vraiment pas une catastrophe : copier le dossier de configuration, collez, lancez, c’est restauré. Windows et sa base de registres peuvent aller se cacher de honte.

Au rang des points faibles, le module Wi-fi. Certes, dans mon cas c’est un Intel 7260, et c’est probablement l’un de ceux avec lequel je pouvais avoir le moins de problèmes, mais j’en ai tout de même. Pour commencer il n’est pas compatible avec la bande 5Ghz, ce qui est dommage pour moi, même s’il supporte sans problème le gros mur de ma salle à manger. Mais aussi, il arrive qu’il fasse preuve de minime instabilité, et ce, quelque soit le noyal utilisé. Il semble apprécier moyennement la mise en veille, et il m’est déjà arrivé de devoir carrément éteindre la machine, attendre un peu, rallumer pour qu’il revienne à la vie, un redémarrage à chaud ne voulant pas lui rendre raison. Il m’est arrivé une autre fois d’avoir à redémarrer NetworkManager pour récupérer le contrôle de la connexion, je ne sais pas si c’est lié au matériel ou pas, d’autant plus que ça m’était déjà arrivé avec « le vieux ». Je m’en tire pas trop mal, un des conseillers d’LDLC m’a indiqué que le module pouvait être de différentes marques (ils garantissent le champ fonctionnel tel que décrit par la fiche technique), et dans le cas de Broadcom par exemple, ça aurait pu être une catastrophe. Les possesseurs de machines Dell pourront vous le dire.

clavierblege

Un autre point un poil limite pour une machine de ce prix, même si j’ai apprécié retrouver un clavier belge et ses caractères spéciaux bien mieux placés que sur le français, physiquement, malgré des touches bien séparées, ce que je découvre avec un certain plaisir, on ressent sur certaines zones un « flottement », qui entraîne une petite vibration avec le bruit qui va avec, et qui est désagréable. L’inconvénient d’avoir une machine « sur mesure » probablement. J’ai vu des claviers de meilleure qualité sur des machines de moindre prix cela dit, c’est dommage. Aussi, la plaque supérieure du châssis qui sert aussi à séparer les touches semble mal ajustée, pas super plate (merci le plastique), et donc on a l’impression parfois d’avoir des touches plus enfoncée que d’autres. Sans parler que mes gros doigts butent souvent sur ce cadre, et parfois la touche n’est pas assez enfoncée et n’apparaît pas à l’écran.

Un autre souci que j’ai, et là, je sais qu’il est purement logiciel : des problèmes avec l’accélération vidéo. Dans le cas de VLC, j’ai désactivé l’accélération matérielle (il est de toute façon suffisamment puissant pour se sortir d’à peu près tout sans broncher), sinon, après les glitches avec le noyau 4.0, j’ai du tearing à mort avec le 4.1, et un fort ralentissement pour mpv (désinstallé du coup). Pour Skype, les glitches ont complètement disparu avec la version 4.1, la Webcam fonctionne parfaitement. En parlant de Skype, je maintiens mon avis quant à la qualité de la Webcam. Circulez, y’a rien à voir, elle est médiocre, malgré le « 1280×720 » qu’elle est censée supporter (seulement à 10 images par seconde). La qualité est ailleurs sur cette machine.

Je me rend compte que je n’ai pas parlé du son, et pour cause : y’a pas grand chose à en dire. Les deux hauts parleurs sont surprenants sans non plus casser la baraque. Le son est assez fort quand il est poussé au max (les enceintes sont minables sur Acer), mais sans grand étonnement de ma part les basses sont faibles, comme très souvent sur les laptops qui ne sont pas explicitement équipés pour ça. Au moins, je peux mettre la radio tranquillement pour me mettre au bain, j’ai pas besoin de le poser juste à côté 🙂

Lourd le vieux

Lourd le vieux

Léger le nouveau

Léger le nouveau

Étant pressé de l’avoir en service et en mobilité, je n’ai pas pris le temps d’installer un Windows tout de suite dessus pour comparer. Je gage qu’il aurait réussi à gérer encore mieux la consommation et donc l’autonomie de la bête, au prix cependant d’une consommation de mémoire monstrueuse. Jugez plutôt : 1,2Go pendant que j’écris ce paragraphe, avec Firefox lancé (5 onglets d’ouverts, 4 extensions), Thunderbird (7 comptes mails), Corebird, Deluge (le torrent d’HandyLinux 2.1 en seed), Guake (terminal dropdown, pour remplacer Yakuake dont je reste amoureux), Thunar (gestionnaire de fichiers, deux onglets dont un réseau par gvfs). C’était à peine plus quand Steam était lancé aussi. 0 octets dans le swap, là où Windows aurait réussi le tour de force d’exploiter le fichier d’échange même avec 8Go de RAM, sans parler qu’à lui seul il s’arroge facilement 2Go rien qu’au démarrage. Battu à plates coutures donc.

Non, vraiment, je pardonne aisément les petites imperfections de ce laptop vu les services qu’il me rend, et surtout qu’il me les rend bien au final. Une fois de plus, j’avais d’abord privilégié le contenu au contenant, et l’ensemble me plaît bien. J’attends un petit mois pour en faire une review sur la fiche produit, même si au final, je pense que j’aurais pu trouver un peu moins cher ailleurs. Seulement d’une part j’aurais eu Windows imposé, ce que je ne voulais pas, et aussi, à coup sûr, une carte graphique Nvidia inutile supplémentaire dont je n’aurais pas su quoi faire sous Linux, le système Optimus n’étant pas encore… optimal. Désolé.

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Seboss666Cascador Auteurs de commentaires récents
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Cascador

Salute,

Pourquoi tu n’apprécies pas Guake ? Ça m’intéresse car c’est ce que j’utilise et puis je pourrais t’aider éventuellement.

Tcho !