Ne jamais mettre ses doigts dans une tondeuse

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closeCet article a été publié il y a 5 ans 2 mois 4 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Point de métaphore, d’image philosophique, mais la réalité pure et simple des accidents domestiques. Le genre de bêtise qu’on peut faire quand on est pressé. Je déconseille aux personnes un peu sensibles de regarder la suite.

Être pressé, c’est ce que pensait une amie lorsqu’elle a décidé, contre tout bon sens, de dégager des touffes d’herbe collées sous la tondeuse. Parce qu’elle était pressée, et qu’elle avait bientôt fini de toute façon. Bref, sur le coup elle n’a même pas senti que la lame avait commencé son « œuvre ». Ça tourne très vite, si vite, la coupure est si nette que même si les doigts sont les zones les plus sensibles (bardées de terminaisons nerveuses), impossible de se rendre compte du malheur à temps.

J’ai appris dans un documentaire que c’était notre propre cerveau qui se protégeait contre les douleurs extrêmes, lors de gros traumatismes, pour permettre de survivre. Ce qui a permis à des gens en situation désespérée de pouvoir s’en sortir alors qu’ils ne partaient pas « gagnants ». En l’occurrence, elle a ramassé les morceaux qu’elle a pu retrouver, les a mis dans la glace, elle a appelé les secours. Et a patienté.

Malheureusement, elle a dû attendre, et a même changé d’hôpital, et la douleur a commencé à revenir. C’est comme pour les muscles : l’endurance du cerveau quand il rentre dans ce mode de protection a ses limites, et de toute façon il est vital de ressentir de la douleur. C’est un mécanisme de protection particulièrement efficace la plupart du temps, et les personnes qui ont le malheur de naître sans avoir ce sens de la douleur (qu’on appelle la nociception) ont souvent de gros problèmes (fractures, blessures qui peuvent s’infecter…).

Donc, pourquoi tout se laïus ? J’en ai discuté sur Twitter, je pensais devoir partager ça, pour rappeler qu’on a toujours le temps et qu’il est facile de se faire « avoir ». Mais c’est plutôt choquant, je ne souhaitais pas donc seulement balancer « la viande » comme ça au vu de tous. Donc, voilà, on range les âmes sensibles comme on dit, et sans plus de commentaire, voilà le résultat de l’accident :

Avant l'opération. Admirez l'os, bien visible.

Avant l’opération. J’avais prévenu.

Le chirurgien a fait ce qu'il pouvait.

Le chirurgien a fait ce qu’il pouvait.

Mon père avait l’habitude de dire, à propos des gens roulant trop vite, qu’ils seraient les premiers au cimetière. C’est pareil. Il est très facile de se faire de gros dégâts avec de « simples » bourdes : glisser dans un escalier provoque un décollement de la plèvre (mention à mon regretté papa), un éternuement qui envoie le front sur un coin de chaise (mention à… moi). L’emballage récalcitrant d’une roulette à pizza qui entraîne une ouverture de pouce (encore moi), un sprint en vélo qui se finit en vol plané avec cote flottante qui flingue le diaphragme (oui c’est encore moi, je les collectionne), une chute en sortant les poubelles qui finit en fêlure de coccyx (ça c’est ma maman).

On a toujours le temps d’éviter les accidents. Et les conséquences peuvent être suffisamment dramatiques pour en tenir compte.

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