Causons un peu de santé (la mienne en l’occurrence)

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À force de me demander si « c’est pas trop grave » quand j’évoque mon opération prochaine, on va faire une petite mise au point pour éviter d’avoir à en reparler. Surtout que c’est pas sorcier, c’est pas « grave », c’est juste chiant et ça traîne depuis trop longtemps.

Je vais me faire opérer pour réparer une hernie inguinale. Pour la faire courte, un bout de mon intestin a quitté l’abdomen via le canal inguinal, élargi lors de mon activité de magasinier et de maçon (un parcours chaotique vous en conviendrez), et cohabite maintenant depuis quelques années avec un de mes testicules. Comme d’habitude, Wikipédia vous en dira plus si tant est que vous comprenez tout ce que dit l’article.

C’est sexy n’est-ce pas ? Je vous épargne les photos, de toute façon, il vous suffira de vous rendre sur votre moteur de recherche favori pour voir la joie que ça représente. Mais je risque quoi avec ça ? Principalement, une occlusion intestinale, avec à la clé la mort dans les six heures. Et ma mère est déjà passée par là (prise en charge à temps, fort heureusement), donc je sais que c’est moyen. Sinon, parfois le morceau d’intestin s’enflamme un peu et c’est douloureux, les pires « crises » me bloquant complètement pendant quelques secondes à quelques minutes, à ne plus pouvoir tenir debout. Mais c’est devenu extrêmement rare, surtout depuis que je ne suis plus travailleur manuel (dans le sens où je dois produire un effort physique significatif). Dernier désagrément, un transit intestinal parfois contrarié. Je vous l’ai dit que c’était sexy ?

Et on a l’avantage, en France, d’avoir les compétences et les infrastructures pour que l’opération se déroule dans de bonnes conditions. Jugez donc : ça se passera en ambulatoire, ce qui veut dire que je rentre le matin (tôt), je me fais opérer (une bonne heure d’après le chirurgien), et si le soir il n’y a rien de particulier à signaler, je rentre chez moi (enfin en l’occurrence, chez ma maman), avec deux semaines d’arrêt maladie, et une semaine de bas de contention pour limiter un risque de phlébite. Restera ensuite une attente de deux mois avant de pouvoir vraiment réexploiter pleinement mon corps. Évidemment le risque zéro n’existe pas, mais c’est un sujet assez maîtrisé, et je vais être pris en charge par un chirurgien pas mal expérimenté.

Le plus débile finalement, et qui est lié à différentes expériences personnelles que je ne vais pas étaler aujourd’hui parce que ce n’est pas une séance de psychologie, c’est que j’ai mis presque une dizaine d’années à me décider à me faire opérer. Une première étape d’un plan plus général pour me délester de quelques kilos en trop qui commencent non seulement à peser salement sur mes chevilles et mes genoux, mais également sur ma tension, et donc mon cœur. À 35 ans c’est un peu con, surtout quand je repense au niveau d’activités que j’avais en sortie de lycée.

Bref, une fois réparé, je vais pouvoir rebouger un peu, et pourquoi pas enfin me servir de mon sabre laser pour pratiquer à la Sport Saber League de France. En plus c’est drôle ça fait SSL.

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anatolem
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anatolem

J’espère que tu n’en es pas en à ce stade.
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A pluche.

Thomas
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Courage, depuis le temps que je suis ton blog ça rappelle aussi qu’on est des humains 😉