Vacances, journal de bord, semaine 3

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Bon je suis salement à la bourre, mais voilà la dernière ligne droite du « carnet de voyages » de mes vacances en Espagne, avec quand même moins de bricoles. Spoiler : je raconte à la fin que ça va être sport à la reprise, s’il ne parait que maintenant, vous imaginez à quel point 😀

Lundi

J’ai salement dormi : malgré deux heures de climatisation avant d’aller me coucher, la chambre se réchauffe à vitesse grand V et je me réveille à 2h du mat’ la bouche pâteuse, bouillant. Je rallume la clim, il faut plus de 20 minutes pour qu’on sente ses effets et pourtant elle souffle juste au dessus de ma tête. Je la coupe de nouveau vers 4h du matin en me sentant de nouveau au frais, je me rendors pour émerger peu après neuf heures réveillé par ma mère qui a tenté de trouver le stock de PQ. Je me lève la tête dans le cul, je déjeune à 2 à l’heure pendant que ces dames descendent à la plage. Je végète salement après avoir terminé mon chocolat avant de me décider à aussi faire trempette. Y’a un vent de dingue, on est ballotté comme des pâtes dans une casserole d’eau bouillante, je lâche l’affaire pour prendre un petit bain de soleil, mais le vent tournant amène également le sable. Finalement au bout d’une heure et demie je remonte. Trop tôt pour passer sous la douche, je reprend mon souffle sur le balcon avec le vent, en continuant sans intérêt particulier 50 nuances de Grey, histoire d’être raccord avec le film dont je ne compte pas regarder les suites tellement ça me motive pas.

Le téléchargement des quarts de finale de la Trackmania Cup coûte cher : il ne reste que 13 pauvres gigaoctets, sachant que je me suis restreint à du 720p 30fps, au lieu du 1080p60 téléchargé avant le départ qui pèse 4 fois plus. Ça fait 5go de bouffé. Le reste est causé par le surf, Telegram, Twitter et ses contenus (la vidéo et les gifs ne sont pas chargés auto), et quelques bandes annonces en 720p60 de l’E3 que je n’ai pas eu la force d’éviter. Quelques podcasts aussi. Mais zéro Netflix. Autant dire que les pseudo alternatives à la fibre qui se profilent avec leurs merdes de 4gbox ou le satellite ne sont pas de vraies connexions permettant les usages du débit qu’ils promettent si les quotas sont de rigueur comme chez Bouygues ou l’illimité est limité à 200go, et le satellite une blague (cf nextinpact). Et j’ose même pas évoquer le fait que ce ne sont pas des connexions internet (pas de possibilité de s’héberger, cgnat de porc…), seulement du réseau de consommation, ce qui n’est pas souhaitable pour l’avenir d’Internet.

La chaleur pèse, on est obligé de fermer la baie vitrée et le volet roulant tant que le soleil tape dessus, jusqu’à 19 où 20h. Demain on prévoit une petite sortie plus au sud de la Costa Brava, le soleil s’annonce aussi costaud, je vais en chier…

Mardi

Je n’ai pas eu besoin de remettre la clim dans la nuit, mais je suis réveillé relativement tôt. Le voisin du dessous est en train d’écouter du blues, on l’entend par la fenêtre j’ai connu plus dégueulasse comme réveil 😊 (bien sur il faut aimer le blues). La doyenne part se faire rafraîchir la perruque, mais y’a plus de boulot que pour moi, j’ai beau commencer à grisonner j’envisage pas la couleur. Ça laisse le temps de déjeuner pépère et de se doucher, en prévision de la balade qui s’annonce.

L’Escala est à une trentaine de kilomètres de Roses, le GPS nous fait prendre des petites routes bien sympathiques, il fait déjà 29° quand on se gare sur le parking, peu peuplé à cette heure-ci. Le chemin que l’on s’apprête à emprunter borde la mer, il y a un tout léger vent, le soleil cogne et je remercie ma mère d’avoir embarqué la crème solaire. L’équation pas de voiture + ciel sans nuages + bruit de la mer + odeurs des pinèdes qui bordent le chemin fait mouche. La piste est à la fois cyclable et piéton, il y a quelques passages alternatifs piétons en bois qui sont également présents. La nature est surprenante, certains arbres poussent vraiment bizarrement. Au bout d’un moment on arrive sur un hameau, au sens premier du terme, deux/trois restaurants au pied d’une petite église, quelques maisons dans des ruelles adjacentes. Presque irréel.

On se pose dans un des restos, les dames connaissent déjà. Le crédo du resto c’est cuisine traditionnelle catalane, je vais pas faire mon cake j’ai pas de point de comparaison. Le fait est que la carte fait envie par les plats proposés, pour ma part j’ai tapé un combo cannelloni de canard sauce aux champignons doublé d’un filet mignon de poulet farci au fromage avec sauce au foie gras, sur un lit de pommes de terres et d’autres légumes. Le tout accompagné d’un rosé catalán, ça envoie du lourd, au propre comme au figuré, c’est délicieux autant que copieux. Bonjour le régime, mais merde, c’est seulement le troisième resto en trois semaine, le reste du temps c’était surveillance à mort sur les quantités (mon plus gros problème finalement). Je commence à prendre une photo de la pochette qui montre l’adresse et la carte du resto pour vous la partager, le patron me voit faire et revient deux secondes après avec une carte affichant un qr code pour donner son avis sur TripAdvisor, en m’expliquant que ça aide surtout pour donner de la visibilité en hiver. Je la prend en pensant que je dois déterrer mon compte qui n’a servi qu’une seule fois en 2012 (quelle adresse mail à l’époque ?), et lui explique que je tiens un journal de mes vacances et que je partage les bonnes adresses. Ça nous vaut un petit cadeau sous la forme de coupes de champagne offertes par la maison, ça accompagne parfaitement le dessert.

Bon, l’addition est un peu chargée, mais pas choquant pour moi au regard de la prestation qui donnerait des leçons à pas mal de restaurants français. C’est la doyenne qui paye ce coup-ci. On repart rassasiés (et comment !), il est déjà 15h, bon dieu la température à grimpé mais le vent s’est également renforcé. Ça rend finalement la chaleur acceptable, le fait de repartir en promenade est agréable après le repas, la mer confirme la présence plus marquée du vent, les vagues qui s’écrasent sur le sable sont plus bruyantes. Il y a également moins de monde dans l’eau, par contre, le soleil qui tape plus fort entraîne l’apparition des parasols. Une fois revenu à la voiture, le thermomètre confirme : 34°. Mon corps confirme aussi, je transpire comme un cochon, le t-shirt blanc masque pas mal les dégâts, tant qu’on le touche pas.

Dieu bénisse l’inventeur de la climatisation (dieu toujours en minuscule mais c’est le premier mot de la phrase), aussi bien dans la voiture que dans l’appartement. On fait un détour par le marché couvert pour acheter de quoi manger les derniers jours. Pas percuté que le parking était payant, on reste à peine 1/4h et on se prend une prune. J’aurais bien aimé choper le vautour qui a sagement attendu qu’on rentre pour nous coller la prune dans la foulée pour lui apprendre que s’il veut éviter une fuite de touristes c’est pas avec des techniques de bâtards qu’il faut s’y prendre.

La soirée se termine avec un repas, une douche, et visionnage des quarts de finale de TrackMania Cup dans la chambre avec la clim qui peine à rafraîchir le lit.

Mercredi

Ma mère est partie tôt pour tenter de payer son amende à la mairie. Perso je végète sur le balcon en tentant de terminer 50 nuances de Grey, putain c’est vraiment chiant à terminer même si quelques passages me font sourire. Au moins ça se lit vite, je devrais avoir terminé ce soir. Une fois rentrée, elle explique que c’est pas fait. Apparemment la mairie, bien que son nom soit en gros sur la papier, ne s’occupe pas directement des amendes mais c’est une société privée qui s’en charge. Marrant quand on pense qu’on pousse à mort pour éviter la privatisation de cette « mission » en France. La seule solution selon elle : attraper un des contractuels au passage et lui demander comment régler la prune. Ma mère est alors retourné au parking en question sans apercevoir un des employés en question, pareil vers la plage où il y a également des parkings payants. Plus d’une heure à pied sans voir la moindre casquette, elle est remontée en colère, ce que je comprend. En plus la prune est exclusivement en catalán, et manifestement rien n’est prévu pour payer en ligne (alors qu’on peut payer la place avec son smartphone en arrivant, bonjour l’ironie). Avant de passer à table je fouille dans Thunderbird pour tenter de retrouver mes identifiants pour TripAdvisor. Confirmation, le compte n’a pas servi depuis 2012, j’avais utilisé la boîte Caramail, mais en me rendant sur le site, j’ai toujours une session active ! Je devrais analyser comment une session qui n’a pas servi depuis six ans peut encore être exploitée, mais je préfère me concentrer pour remplir le fameux avis sur le resto d’hier.

Après une sieste interrompue par ce qui semblait être un déménagement sans ménagement à l’étage au dessus, je retourne à la plage pour ce qui sera probablement mon avant-dernier passage dans l’eau méditerranéenne. Eh oui, je repars vendredi en France, en repassant par Saint-Étienne pour redéposer la doyenne et faire étape avant de rentrer chez moi Samedi. Malgré la température au dessus de 30 degrés j’apprécie que les vagues se soient calmées, mais mon bras gauche me tire fortement du coup j’abandonne le deuxième aller-retour à la limite de la zone de baignade et troque l’eau pour le soleil. À 19h, le soleil est moins violent, je tartine quand même par acquis de conscience. Ma mère qui était descendu un peu avant fait une fois de plus l’impasse sur la baignade, « l’eau est pas assez chaude ». Son thermomètre interne est vraiment niqué depuis qu’elle a eu son cancer du sein, enfin surtout le traitement derrière (rayons+chimio), maintenant s’il fait pas 30 degrés elle a froid. Et pourtant ça fait 10 ans qu’elle y a eu droit.

Après manger je termine 50 nuances de Grey, parce que je sais que si je le fais pas avant de partir je ne prendrai pas le temps une fois rentré chez moi, surtout avec tout ce que j’ai à faire. La fin me confirme définitivement tout ce que j’avais pensé en regardant le film et que j’avais vu dès les premières pages : il était impossible de faire un « bon » film sans oublier trop de choses tant le bouquin se concentre sur les sensations et les réflexions d’Anastasia. Ça ne me motive pas pour autant à lire les suites, encore moins à voir les films. Je peux comprendre quand même pourquoi ça a eu du succès : aussi bien l’histoire « d’amour » que les scènes de sexe, et le style d’écriture concentré sur les dialogues le rendent facilement attirant. Comparé aux presque deux semaines pour le bouquin de Bruce, on appréciera la différence de lecture (pour rappel j’ai attaqué dimanche soir, moins de 4 jours pour bouffer plus de 600 pages…).

La clim tourne depuis 2h dans la chambre et le lit n’est même pas froid. Pire, il se réchauffe à toute vitesse quand je me glisse sous le drap. Je vais la laisser tourner encore un peu histoire de me rafraîchir moi même, elle souffle au niveau des jambes ça fait du bien. Définitivement va falloir que je passe la deuxième sur ma perte de poids. J’attaque Arel3, pas sur que je regarde tout ce soir mais il apparaît que ce n’est pas très long. Au passage le casque Bluetooth aura servi pendant toutes les vacances, la durée de vie de la batterie n’est vraiment pas un mensonge, plus de 14h sans le recharger. Il aura servi presque tous les soirs et les après-midi et je ne l’ai rechargé complètement qu’une seule fois, il a eu droit à une petite rallonge pendant la sortie de mardi par acquis de conscience. Le smartphone aussi tient ses promesses, celui qui faiblit par contre c’est le laptop. Enfin son autonomie, à l’image du châssis ça se gâte un peu, sinon le reste est toujours au niveau de ce que j’ai présenté au départ. Y’a peut-être un billet anniversaire à faire, il vient d’avoir trois ans 🙂

Jeudi

C’est notre dernière journée entière en Espagne. Et pour une raison que j’ignore c’est aujourd’hui que les taulières décident qu’il faut inverser le frigo et l’armoire, par chance derrière l’armoire il y a une prise sinon c’était bon pour la rallonge ce qui n’est pas recommandé. Il fait chaud, vraiment chaud, ça paralyse un peu, quand on voit le + de 30 degrés après manger direction la sieste avec la clim. Au réveil (à 18h…), il fait toujours chaud, mais il y a un peu de vent. Je fonce donc à la plage pour un dernier bain/bronzette avant le retour (on est le 21 juin, on bronze même à 19h30). Je remonte pour me laver/changer, ce soir pour éviter de salir trop de matos avant le départ on tente une pizzeria. Elle est tenue par un italien pur jus, les pizzas étaient tellement copieuses qu’on a remballé le tiers que ma mère n’a pas pu manger, c’est assez pour me faire un repas.

Cet après midi j’ai terminé Arel3, j’ai tellement hâte et envie que la saison 2 se fasse, encore une preuve qu’avec les bonnes personnes les bonnes idées c’est du miel.

Vendredi

Départ à 11h. Avant je passe quand même à la pharmacie et la cave pour faire le plein d’ibuprofène et d’alcool. Aucun lien, à part que les deux coûtent bien moins cher qu’en France. Cette cave est ouf, je sais pas si ça existe par chez nous ce genre de magasin, c’est deux fois plus profond qu’il n’y paraît et la moitié est constituée de fûts de vin, on peut venir remplir sa bouteille.

Qui est l’inventeur de la climatisation ? Je l’en remercie, mon corps l’en remercie, on voit le thermomètre extérieur monter jusqu’à 34 degrés en passant Montpellier, on est au frais à 22. Par contre c’est le bordel déjà si tôt sur la route, pire il y a un vent à décorner du cocu. On a même droit à des bouchons en s’approchant de Saint Étienne. Le fait est qu’on arrive quand même à bon port sans trop de difficultés. En plus la maison de la doyenne est fraîche, on sent également la différence de climat, quand le soleil disparaît il fait toujours chaud en Espagne quand ici ça tombe direct de 10 degrés.

Je me met tôt au lit, en voyant la promo Steam Link j’allume l’ordi, met à jour steam et paye. Et là paf, pas longtemps après il se fige, m’affiche la mire de déconnexion de xfce et s’éteint brutalement. Il fonctionnait encore parfaitement ce matin. Je rallume, vérifie une ou deux bricoles et rebelote. Je tente sans batterie, on dirait que ça tient un peu plus longtemps mais non, ça finit aussi par lâcher. Par contre là c’est plus grave, grub ne voit plus personne. Je suis bon pour attendre d’être rentré pour avoir à disposition les outils pour tenter de comprendre ce qui se passe. Putain à une semaine de la nuit du Hack, c’est pas le moment de me lâcher connard. Tant pis, crevé, dodo.

Protestation pour pas rentrer de vacances

Samedi

Le départ de Saint-Etienne et toute la route se passent globalement bien (climatisation toussa), à part l’info trafic de la région parisienne pas spécialement fiable. Au moment de choisir par quel chemin passer (couper par le périph’, grand tour ?), les panneaux indicateurs nous indiquent un trafic fluide vers le périphérique, on s’y engage. 800m plus loin, un gros bouchon suite à un accident non signalé… Réservoir qui commence à être limite, on sort des trésors d’adaptation (comprendre, se souvenir que le moteur a un max de couple et s’en servir), et la perte de temps est finalement pas si grave, c’est pas comme si j’avais rendez-vous.

Une fois arrivé chez moi, épuisé par la chaleur, je décide d’attendre le lendemain pour aller chercher ma tuture, autant éviter des détours supplémentaires à ma chère môman. Je me penche alors sur mon ordi, ce con-là n’a jamais voulu refaire son bug de ses morts, par contre, j’ai du passer par un live USB pour réparer Grub, et découvrir quelques dégâts laissés par le crash. Il a fallu notamment réinstaller Telegram, il ne référençait plus certains fichiers comme faisant partie du paquet (et pour cause, il faisaient zéro octet…), il a fallu supprimer le package, supprimer manuellement les fichiers, et réinstaller les paquets. Ouf.

Dimanche

Ma mère part sur les coups de 10 heures, petit détour pour aller chercher ma tuture. Elle est toujours là, à peine poussiéreuse, un petit SMS à mon oncle pour le remercier du gardiennage, et je rentre chez moi. Enfin. Du coup, déballage à la cool de la valise, des sacs, je glande devant YouTube le restant de la journée ou presque tellement j’ai rien envie de faire. Le calme avant la tempête, la reprise du boulot lundi matin, avec l’absence cette fois-ci définitive de Simon, et des weekends « sociaux » chargés. Ça va être sport pendant plusieurs semaines…


Bon alors, comme dit en introduction, c’est violent la reprise, et le fait est que j’ai rien publié au mois de juillet ou presque. Mais les brouillons sont là, faut juste trouver du temps pour les finaliser et vous les livrer. Sachant que je force pour pousser un peu de vulgarisation avant tout, et j’ai déjà partagé que je luttais un peu ces derniers mois…

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