Démontage d’un Chromebook : voyage au coeur de la bête

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Nouvel épisode de démontage (ça faisait un bail !) où je change de format parce que ça me démangeait depuis un moment, et c’est le Chromebook dont j’ai déjà parlé il y a longtemps maintenant qui passe au gril. Enfin au tournevis. Et si vous avez quelques minutes, j’ai deux trois bricoles à raconter sur la fabrication de la vidéo.

Pour filmer, j’ai utilisé la GoPro Hero 3 rachetée l’année dernière à Nicolas Simond qui n’en faisait pas grand chose. Petite bestiole qui filme en Full HD 30fps, au début je pensais la coller sur mon front avant de me souvenir qu’il n’y a pas de stabilisation optique, je vous épargne le gerbotron. C’est donc le trépied récupéré chez ma chère maman qui a servi, posé sur le bureau, pour pouvoir obtenir un angle pas trop chiant pour que vous puissiez voir quelque chose. J’ai un peu galéré pour qu’il tienne bien, pour faire en sorte que globalement le Chromebook reste dans le centre de l’image (c’est pas super parfait), la luminosité a un peu de mal par moment à cause d’un soleil bouché par plusieurs nuages, on remarquera la magnifique texture de ma peau avec mes problèmes de circulation sanguine, et le son…

Pour le son, j’ai tenté l’enregistrement avec mon casque Logitech G930 racheté à Arowan à Noël qui ne s’en servait pas, via Audacity. Le même Audacity qui m’a permis de réduire ce satané souffle de fond qui accueille toute prise de son en brut. Je pensais le problème spécifique à Linux, mais non. Ah oui, pour exploiter la puissance de mon vieillissant mais toujours vaillant Core i7 2600, nécessaire lors du montage, j’ai tout fait sous Windows, mais j’ai cherché à utiliser des logiciels qui sont également présents sous Linux, donc majoritairement open-source. Et autant dire que pour la vidéo c’est pas la joie.

Openshot, qui revient très souvent, est tout simplement inutilisable sur mon installation, une fois ouvert, dès qu’un son est émis (exemple celui du changement de dossier dans l’explorateur), il tourne en boucle tant que le logiciel n’est pas tué. Kdenlive existe en beta sous Windows, mais il faut écraser la version d’ffmpeg fournie avec, et une fois lancé, après l’ajout de la première séquence, l’interface ne répond plus qu’à moitié (au moins c’est clairement indiqué beta, donc pas surprenant). On me conseille avidemux, je ne comprend rien à l’interface, je ne vois aucune timeline sur laquelle ajouter mes séquences, ça tient deux minutes. Alternativeto, site définitivement à garder dans un coin de ses favoris/marque-pages de navigateur, m’indique l’existence de Shotcut. Le fonctionnement n’est pas super intuitif, mais on finit par avoir ses séquences ajoutées à la timeline, le découpage des morceaux en trop (le début avec le clap pour la synchro audio, la fin avec les gestes de coupure du reste), et surtout, il ne plante pas du début à la fin, ce qui est grandement appréciable. Shotcut peut être installé soit en mode portable, soit via un paquet snap si vous êtes courageux et appréciez la surcharge de dépendances. Il est également disponible sur AUR pour les arch-fans (ou les feignants sous Manjaro comme moi).

Sinon ma foi, ça fonctionne, mais les options choisies on produit une vidéo certes potable à regarder, mais 2,3Go pour 12 minutes de vidéo, je vous le dis, c’est violent à uploader en ADSL (le fichier brut de la GoPro fait 1,3Go). J’ai donc tenté d’ajuster les paramètres, par défaut le preset de la libx264 est à fast, j’ai descendu à slow, le paramètre de qualité que j’avais passé à 75% est revenu à 65%, moralité, c’est plus contenu, mais c’est affreusement plus long à encoder. Et toujours péniblement long à envoyer, plus de deux heures et demie. En fait, la plupart des options pour l’encodage sont celles de la libx264, et sont à rentrer en mode texte, c’est un peu roots, mais pour des besoins simples, c’est pas violent (à part ce « fast » qui peut coûter cher en poids final, faut penser à le passer en medium au moins, qui est censé être le réglage par défaut de libx264).

Sur ce, je vous laisse avec la vidéo, évidemment j’ai pu dire des conneries comme d’habitude, vous savez comment me corriger 🙂

 

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4 Commentaires sur "Démontage d’un Chromebook : voyage au coeur de la bête"

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Barbe_drue
Invité

Belle video mon gars, explications claires, accessibles et tutti quanti.
Ca aurait pu être encore plus barbu si tu avais montré comment flasher cette foutue eeprom (même si ça échoue au bout), prétexte à présenter le matériel nécessaire, ça en aurait intéressé certains je pense.
Dans tous les cas bonne continuation sur ce format ou un autre.

xhark
Invité

Oh un blogueur qui passe à la vidéo ! maintenant on en veut d’autres 🙂