Causons un peu de ma santé, je vais bien (mais ça fait mal)

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Je tiens d’abord à vous remercier pour tous vos messages de soutien, et de rétablissement après l’opération, ça fait chaud à mon petit cœur 🙂 Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui viennent pour la première fois sur le blog, je me suis fait opérer ce vendredi 24 Novembre (une veille d’Ubuntu Party…) pour corriger une hernie inguinale. L’occasion, maintenant que c’est confirmé que je vais survivre, de vous détailler un peu comment ça s’est déroulé. Non pas de photos dégueu, désolé pour les tordus 😀

Un planning respecté, c’est cool

Ce qu’il y a de plus frustrant quand on se rend à l’hôpital (à la clinique en l’occurrence), c’est l’attente. Pour ma part, j’étais le deuxième sur la liste des interventions prévues pour mon chirurgien, arrivé à 7h l’infirmière me dit que je devrait être opéré à 9h. Ce délai a été respecté, donc attendre pendant plus d’une heure et demi n’était pas un problème. En plus, à part une visite de confirmation tardive de la part du doc le soir, tout s’est finalement déroulé comme prévu (environ une heure d’opération, un poil plus long en définitive mais rien de catastrophique). J’avais beau être calme (13,3 de tension, 37°C de température, check), patienter plus longtemps m’aurait certainement énervé un peu, quand bien même on vous file un « apéro » quand vous arrivez dans la salle de réveil qui sert aussi pour préparer les anesthésies.

Et puis le restant de la journée, une fois revenu dans ma chambre j’avais mon Chromebook et mon smartphone, donc je ne me suis pas vraiment fait chier, d’autant qu’un peu avant d’entrer à l’hopital, je me suis lancé dans un projet lié à mes expérimentations autour de Docker que je vous partagerai quand j’aurai terminé, parce qu’il y a du boulot et que c’est un peu plus compliqué que prévu.

La péridurale, c’est marrant, mais pas tout le temps

Le terme technique, c’est rachianesthésie, pour indiquer qu’on endort tout le bas du corps à partir du nombril. Je suis donc resté réveillé pratiquement toute la journée, enfin presque, j’avais dormi 4h, j’ai quand même fait une sieste dans l’après-midi parce que j’étais claqué. Oui, on m’a opéré le ventre et j’étais réveillé. Mais pas de bol, j’ai rien pu voir (ma curiosité, que voulez-vous).

Sur le coup, à peine 10 minutes après la piqûre, on a l’impression de vous avoir coulé du béton dans les jambes. C’est la seule sensation qu’il vous reste, et quand ça arrive, il faut avouer que c’est pas très agréable. On a certes l’impression que les jambes sont restées dans la position où elles étaient, mais pendant l’opération je ne sentais rien de rien, donc pas évident de savoir si elles ont été manipulées.

Le côté marrant, c’est quand ça commence à revenir. On essaie désespérément de bouger, d’abord les orteils, qui effectivement sont les premiers à revenir. J’ai tout de suite pensé à Beatrix Kiddo pendant son évasion de l’hôpital après sa sortie de coma. Sauf que vous le voyez bouger (trembler serait plus correct), mais vous ne le sentez pas encore vraiment. Vous avez progressivement des fourmis dans les parties qui se réveillent doucement. Quand on commence à pouvoir soulever les jambes, c’est chaotique, on a l’impression de prendre un coup de jus parce que c’est un peu binaire (ça passe ou ça passe pas), on ne contrôle pas la descente, donc ça tombe comme une pierre, mais ça ne fait toujours pas mal.

Une chose à savoir, c’est que l’un des derniers organes à finalement revenir, c’est la vessie. Pas de pipi, pas de sortie. Et là je tiens à souligner le pouvoir de l’esprit, parce que par trois fois j’ai tenté dans le courant de l’après-midi d’y aller, pensant que ça allait couler tout seul, et finalement c’est le bruit de l’eau du lavabo coulant à côté qui a permis de débloquer définitivement la situation. Ne jamais sous-estimer son cerveau donc, même le mien dans son état actuel. Et donc, en termes de sensations, ça a commencé à revenir des pieds au nombril, et encore, une fois sorti j’étais encore un peu engourdi au niveau des fesses, faut dire que j’avais presque littéralement passé la journée dessus.

Une convalescence qui risque d’être plutôt longue

Autant le dire d’emblée, même avec les anti-douleurs qui m’ont été prescrits (Monoalgic+Dafalgan), je douille. Je dois doser chaque mouvement, et finalement, il n’y a qu’en position quasi-allongée que je ne sens pratiquement rien, car rien ne vient pousser sur la cicatrice, qu’elle soit externe ou interne (on a quand même cousu un filet sur ma paroi abdominale, avec les intestins qui poussent derrière). Tousser est une torture, et du fait de contracter très peu les muscles abdominaux, le transit intestinal est un peu compliqué, alors qu’un des objectifs de l’opération est également de rétablir un peu l’ordre normal des choses.

J’ai deux semaines d’arrêt maladie, mais il y a peu de chances que je puisse reprendre une activité normale dans ce laps de temps. Fort heureusement, j’ai un manager compréhensif, avec qui je suis déjà assuré de pouvoir travailler de chez moi, m’évitant encore un peu les transports en commun si je ne suis pas suffisamment rétabli pour les supporter.

J’ai tout de même un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pas la peine d’attendre que je chiale pour un oui ou un non. Mais je vais encore avoir l’air d’un vieil homme usé par les années pendant quelques temps, ce qui fait que je vais vraiment limiter mes mouvements à la portion congrue un bon moment. j’avais dit qu’on se reverrait pas au PSL avant le mois de Février, en fonction de l’évolution c’était pas tant un mensonge que ça. Le chirurgien recommande de ne rien faire de significatif avant au moins deux mois, je vais définitivement lui faire confiance sur ce point.

Bonus : la cicatrice

Allez, on va éviter de balancer ça sur Twitter, voilà donc la fameuse balafre, particulièrement large. Mais propre, donc je vais pas pouvoir parader tel un Martin Riggs face à Lorna Cole, à terme il ne va pas rester grand chose. Et puis c’est assez bas, j’ai beau ne pas être gêné par le fait de me foutre à poil pour exhiber ma blessure de guerre, ça risque de choquer pas mal de gens autour. Alors vous devrez vous contenter de la photo 😛

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2 Commentaires sur "Causons un peu de ma santé, je vais bien (mais ça fait mal)"

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anatolem
Invité

J’ai pas pris de nouvelles mais j’attendais de voir les articles de blog refleurir.
Ok, faut y aller mollo d’après ceux qui y sont passés.
A pluche et prends soin de toi.

Jihefge
Invité

Bon rétablissement. Ne force pas. Tu en as pour un bon mois à avoir des douleurs lors de tes mouvements, …..
Un fidèle lecteur 🙂