Démontage d’une Xbox 360 : voyage au cœur de la bête

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En partant pour mon appartement, j’ai embarqué ma Xbox 360 « Slim », silencieuse au possible, et réinstallé ma « vieille » Xbox blanche pour ma mère. Seulement cette Xbox-là, elle fait du bruit. Et pas qu’un peu. La raison est simple, ça chauffe. Et pas qu’un peu. Alors je me suis inspiré de l’article de Nicolas sur son Dell et je me suis dit que ça faisait longtemps que j’avais pas désossé un appareil pour le plaisir de vos yeux. Alors c’est parti.

Histoire courte

Il faut savoir qu’avant se s’habiller de noir pour son dernier bal, la Xbox 360 « blanche » a connu plusieurs révisions du matériel interne. Si la puissance est toujours restée la même, la finesse des composants et certaines fonctions, elles, ont été ajoutées avec le temps. Concernant le modèle que j’ai démonté, c’est une « Jasper », soit la quatrième révision, reprenant la connectique HDMI du modèle Falcon (en 2005, à la sortie de la console ce n’était pas encore la norme pour tous les appareils, la « HD » passait par les prises RVB), et une finesse de gravure 65nm pour le GPU permettant de réduire la consommation (aussi réduire les pannes, qui étaient récurrentes sur les premiers modèles), et une mémoire interne pour le stockage du système d’exploitation qui passe de 128 à 256Mo. Oui, seulement.

La bête

Elle a été fabriquée en octobre 2008, et pourtant, on me l’a offert à Noël 2009, après que ma première Xbox  360 aie disparu dans le seul cambriolage en 17 ans dont on a fait l’objet (avec ma sauvegarde à 100% d’Assassin’s Creed 2). Elle dispose d’un disque dur de 60Go.

A l’attaque !

L’ouverture est assez simple au final. On commence par retirer la façade avant, simplement en soulevant l’un des côtés (il y a une légère encoche du côté du bouton d’allumage), avec les pouces. Les clips sautent facilement, sans faire de bruit indiquant qu’un a cassé un truc. J’ai retiré ensuite le disque dur (le pavé gris).

Pour les grilles d’aération grises, en regardant à travers les trous sur la coque blanche on peut apercevoir des pattes qu’il suffit de « pousser » à l’aide une outil suffisamment petit pour passer les trous afin de les libérer de leur crochet, tout en tirant sur la grille pour la retirer. Celle du côté du disque dur est un peu plus tricky parce que les deux premières pattes sont plus proches de la façade avant et cachées sous le plastique.

Ensuite, il faut se rendre sur l’arrière de l’appareil, où se trouvent les prises HDMI/USB/Ethernet/Alim. On voit plusieurs encoches, il faut utiliser un tournevis ou un outil assez fin, mais solide puisqu’il faut appuyer sur des pattes qui dépassent à peine et qui libèrent également des crochets plastiques. C’est la partie la plus chiante du boîtier. Une fois tous les crochets libérés et les deux parties écartées, on peut se tourner vers l’avant. Il y a un sticker Microsoft à virer qui recouvre l’un des quatre crochets (je l’ai retiré la veille de la prise de photos), et on peut alors soulever les dits crochets pour enfin libérer le dessous de la coque extérieure. Oui, le dessous, qui ressemble dès lors à ça :

On peut enlever le bouton d’ouverture du lecteur qui se trouve être un simple bout de plastique avec une tige venant appuyer sur le « vrai » bouton. Ensuite, sur la face du dessous, on peut constater trois types de vis, toutes à embout Torx. Les premières à retirer sont celles dont la tête est « carré » (comprendre que le dessus est plat et pas arrondi). Elles sont longues, et retiennent le haut de la coque au châssis en acier de la console. Une fois retiré, on accède enfin à l’intérieur de la bête :

La conception reste très simple : un lecteur DVD, un « tunnel plastique » pour guider le flux d’air vers les radiateurs (le plus gros étant pour le CPU), le ventilateur. L’alimentation étant entièrement externe. Quand on retire la plupart des éléments, on se retrouve face à ça :

Avant même de retirer les radiateurs, on constate qu’il y a finalement peu d’éléments sur la carte mère, tout est réduit au strict nécessaire. Pour retirer les radiateurs, il est nécessaire d’extraire la carte mère du châssis acier. Avant de se tourner vers le dessous, il faut retirer la petite plaque avant qui accueille le bouton d’allumage, les diodes pour les manettes et finalement le module sans-fil pour la connexion de celles-ci. Il faut déclipser le cache plastique et retirer les trois vis noires. Ensuite, retour sur le dessous, et on retire toutes les vis qui restent : les noirs, qui retiennent directement les radiateurs (pas de panique, ça risque pas de tomber tout seul), et les zinguées, qui elles, retiennent la carte mère au niveau des différents connecteurs. Quand on regarde alors le dessous de la carte mère, on découvre « l’horreur » :

Non pas que ce système est mauvais, il est même bon, mais ces croisillons sont une vraie calamité à retirer. A tel point que je me suis plusieurs fois dégommés les mains, et j’ai fini avec une belle entaille sur un des pouces. Il m’aura fallu près de vingt minutes pour réussir à en venir à bout. L’attente en valait la peine, une fois les radiateurs retirés :

Mention spéciale pour le mouchoir ensanglanté

Oui, ce sont bien des traces de bulles d’air qu’on voit là, et pire, sur la partie GPU, on voit carrément deux couleurs différentes, laissant planer un sale doute sur la qualité de la pâte utilisée. Cette pâte est malgré tout une saloperie, il m’aura fallu plus d’une heure pour retirer un maximum de restes de colles, et on constate que la qualité de la surface d’échange des radiateurs laisse à désirer (contrairement à l’aspect miroir des puces, celle des radiateurs sont « rugueux », ce qui diminue l’efficacité de l’échange thermique).

A propos du nettoyage, j’ai usé et abusé de l’alcool sans grand succès, avant de m’aider finalement d’un allié inattendu : mes doigts. En effet, ils sont efficaces pour frotter et décoller la merde qui restait, nettoyée ensuite avec de l’alcool.

Une fois nettoyé, je me suis appliqué à déposer la quantité nécessaire de pâte thermique avant de refixer le tout. Ce qui a été bien plus rapide que le démontage, soit dit en passant. Pour la blague, la pâte thermique, la Gelid Extreme (oui, la marque qu’a utilisé Nicolas), a été achetée sur Amazon, mais le vendeur était la société Xbox Experts. Pas fait exprès, mais ça m’a fait sourire.

Verdict

Le ventilateur tourne un peu moins vite, me confirmant au passage que j’avais raison de rafraîchir un peu la pâte thermique. Le coup d’aspirateur pour déboucher les trous et nettoyer les radiateurs est également utile. Cependant, ledit ventilateur (double donc) continue de faire un sale bruit, me laissant penser qu’il a fait trop de kilomètres et qu’il serait intéressant de le remplacer. Malheureusement, de par sa nature adaptée à l’appareil, les pièces de remplacement sont rares et souvent chères. Je vais chercher un peu, mais je ne pense pas pouvoir trouver de solution propre à terme. Je tenterai quand même une solution trouvée sur Amazon qui coûte seulement 20 balles. Sait-on jamais.

PS : j’ai finalement reçu le ventilateur avant la parution, verdict : ça change strictement rien. Le bruit est certes différent, mais il est présent malgré tout, et à peu près au même niveau finalement.


Si vous vouez voir en « live » le désossage, je me suis inspiré de deux vidéos, l’une pour l’ouverture et l’autre pour le détachement des rads. On peut également lire l’histoire complète de la console sur la page Wikipedia.

 

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