Premier Samedi du Libre : je peux enfin en parler

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Je m’étais déjà rendu à la CIté des Sciences en Janvier pour cet évènement mensuel. mais disons que ce premier contact ne s’est pas vraiment déroulé comme je le pensais (rien de méchant, j’y reviendrais). Fast-forward, j’y suis retourné ce samedi 5 mars, et là, j’ai vraiment pu mesurer la popularité, le profil des personnes, et certains membres de l’association.

Le « PSL », kézako ?

C’est principalement une « install party ». Mais qu’est-ce donc qu’une install party ? Un rassemblement où plusieurs personnes vous accompagnent, vous conseillent et vous guident pour installer du GNU/Linux sur votre machine. Les personnes présentes peuvent faire officiellement partie de l’association (adhérents), ou des anonymes comme moi finalement pour la deuxième fois, et définitivement pas la dernière. Cependant, la première fois je pensais m’y rendre en mode visiteur pour observer, et j’ai eu dix minutes de répit avant d’être appelé pour libérer un netbook poussif acheté à Singapour. Mission accomplie avec une certaine fièreté je dois dire, en partie (Windows a été conservé pour l’instant), mais ça aura pris l’après-midi, et donc je n’ai pas pu prendre « la température ».

Le profil des gens et de leurs machines

On trouve principalement des personnes d’un certain âge (par rapport à moi s’entend), mais pas que, ce qui est plaisant. On trouve une fois de plus majoritairement des hommes, mais certains viennent pour « libérer » une machine qui sera utilisée par leur chère et tendre. Ce n’était pas le cas cette dernière fois, mais en Novembre dernier lors de l’Ubuntu Party j’avais pu voir que c’était certains jeunes qui venaient demander un coup de main et les parents accompagnaient, curieux de savoir ce que leur tête blonde voulait faire de leur machine.

Les raisons sont donc diverses, tout autant que les machines, principalement portables évidemment : rallonger leur durée de vie quand un Windows les mets à genoux après plusieurs années, une envie de ne plus avoir à reformater parce qu’on se fait infecter en permanence malgré les antivirus, et, on commence déjà à en voir, sur des machines neuves un rejet de Windows 10 (soit pour son utilisation, soit son intrusion plus que manifeste dans notre vie, au delà de ce que peut réaliser un Facebook). Certains pensent juste avoir fait le tour et veulent quelque chose de différent, apprendre de nouvelles choses. D’autres sont aussi séduits par l’esprit d’entraide qui caractérise la communauté du Libre.

Et l’on constate dernièrement une horreur, certaines machines sont volontairement conçues pour ne pas démarrer sur autre chose que Windows 10. Un calvaire, impossible à libérer, le BIOS ne propose rien d’autre que deux options, Windows ou rien (choix étrange que ce dernier qui vous conduit au BIOS). Même avec un Secure Boot débrayé, une heure de tentatives diverses avec différentes clés USB, différentes distributions n’ont pas pu arriver à bout de cette merde (oui désolé, mais c’est frustrant). Vous achetez donc clairement un matériel qui ne vous appartient plus, puisque vous n’en avez plus le contrôle. Et l’on ne peut que laisser repartir la personne dépitée, à peu près autant que nous, avec pour seul conseil celui de ramener la machine (si elle a été achetée dans les 14 derniers jours), et d’en prendre une équivalente chez un constructeur comme Lenovo qui respecte mieux ses utilisateurs.

Malgré tout, ils sont dans beaucoup de cas curieux d’apprendre, par exemple pour tenter eux-même l’aventure sur une autre machine chez eux ensuite. Parce qu’ils n’ont pas peur d’échouer, sachant qu’on est présent ensuite pour les guider à comprendre l’erreur qu’ils ont pu faire (ou ce qui m’est arrivé, l’erreur que l’installateur d’Ubuntu 14.04.3 a faite sur la première machine que j’ai corrigée). Les gens prennent des notes, il faut rester accessible quand la technique entre en jeu, l’art de la vulgarisation est là encore à maîtriser, et vous avez des gens qui repartent heureux, heureux pour leur machine, heureux d’avoir appris des choses, d’avoir touché la réalité du partage qui caractérise le Libre.

Un plaisir de partager, même avec les bénévoles

Sur le lieu même, j’ai pu discuter beaucoup plus longuement avec les bénévoles, et notamment avec Jean-Philippe Mengual, que certains ont pu découvrir récemment avec la montée en puissance d’Hypra (rien à voir avec l’univers Marvel), dont le Système à Accès Universel, qui ambitionne d’amener l’informatique dans les mains de tous les personnes « en situation d’handicap visuel » pour reprendre la formule officielle, commence à faire parler sérieusement de lui (Fred en a parlé récemment). Je suis impressionné par cet homme d’une franchise rafraîchissante, et d’une détermination impressionnante. Imaginez vivre pendant 5 ans en ligne de commande. J’ai fait deux semaines sur une Arch Linux, j’aurai pas tenu plus longtemps.

J’ai retrouvé aussi Genma, qu’on ne présente plus, et rencontré Nolwenn, ingénieure (ingénieuse ?) bioinformaticienne à l’institut Pasteur, dont l’amour pour le logiciel libre et le langage Python égalent sa frustration d’avoir à bosser sur Mac au travail 😀 Et d’autres encore qui j’espère me pardonneront d’avoir oublié leur nom (c’est un vrai problème récurrent chez moi, toutes mes excuses). Je serai en tout cas plus que ravi de tous les revoir le mois prochain, contrairement à ce que j’ai pu dire (je pensais ne pas pouvoir m’y rendre) puisque je ne sais plus compter par moments.

Il n’y a pas qu’une Install Party

C’est quand même un point que je tiens à rappeler, mais il n’y a pas que l’install party dans ce Carrefour Numérique² de la Cité des Sciences, les curieux de la conception 3D peuvent assister à un atelier Blender, il y a aussi un fablab où vous pourrez jouer avec des imprimantes 3D (après avoir modélisé sur Blender ?), un stand Wikipédia pour en apprendre plus sur l’organisation de cette institution qui est bien plus que l’encyclopédie libre qu’on utilise tous les jours.

Et de manière plus générale, la Cité des Sciences abrite aussi une bibliothèque monstrueuse, je pense qu’il vous sera difficile de ne pas trouver un ouvrage sur un sujet le plus improbable qui soit. Un vrai temple de la connaissance, qu’il ne faut pas juger sur son esthétique extérieure qui sent bon les années 80.

Alors, quand-est-ce qu’on s’y voit ?

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Erwann Auteurs de commentaires récents
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Erwann
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Erwann

J’ai aussi rencontré le problème de verrouillage au niveau d’UEFI.
Le seul échappatoire possible (après moultes essais) a consisté à changer le disque après avoir forcé un retour au BIOS.
Après cela, j’ai reformaté le disque extrait de la machine en tant que disque externe.
C’est long et fatigant !

Bonne continuation !