Termes expliqués n°1 : les acronymes « matériels »

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closeCet article a été publié il y a 3 ans 9 mois 9 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Vous lisez ou entendez sur les réseaux sociaux plein de termes bizarres, des acronymes à foison que vous ne comprenez pas, ce qui vous exclue des conversations (parce qu’on a pas toujours le temps ou l’envie de chercher). Les « termes expliqués » vont donc tenter de corriger au moins partiellement ce manque de « culture » technique, avec des mots simples, parce qu’on est pas là pour avoir un niveau d’ingénieur du jour au lendemain non plus. Parce que le vocabulaire est riche, je vais découper en plusieurs « domaines ». Pour débuter aujourd’hui, quelques décryptages à propos du matériel informatique.

CPU

Premier acronyme, le Central Processing Unit, qui signifie unité centrale de traitement. C’est le principal cerveau d’un ordinateur, celui qui effectue la majorité des calculs. Parce qu’au final, un ordinateur ne fait que ça : effectuer des calculs. Des calculs pour tout, mais des calculs quand même. D’ailleurs, ce qu’on appelle un PC signifie Personal Computer, soit calculateur personnel.

GPU

Terme arrivé plus tard dans le domaine de l’informatique, le Graphics Processing Unit est là pour s’occuper de la gestion de l’affichage, en récupérant une partie des calculs auparavant effectués par le CPU. Ils ont grandement évolués depuis leur création, proposant un mode de calcul dédié pour créer des formes en « 3D », et maintenant embarquent aussi un module dédié au traitement vidéo, en utilisant des circuits logiques plus rapides et plus économes que ceux du CPU, plus génériques et donc moins efficaces. Ils seront d’ailleurs déterminant dans le bon support de la « 4K » (que j’expliquerais après) qui commence à faire son chemin dans notre quotidien (petit à petit).

RAM

Traduit en français par mémoire vive, c’est ce qu’on devrait appeler plus mémoire de travail. En effet, les logiciels ne travaillent pas directement depuis le disque dur, qui est bien plus lent : leur code est copié en mémoire vive, et le CPU lit les instructions depuis cette mémoire. Le programme peut aussi y stocker ses données de travail : variables (comme les infos de votre compte dans le cadre d’une application de communication, comme Skype). Dans le cadre d’un jeu vidéo par exemple, toutes les infos sur les PNJ (les personnages non-joueurs, vos interlocuteurs dans une histoire), ou la position des autres joueurs dans un jeu multijoueurs sont stockés uniquement dans cette mémoire.

On a tendance à dire que plus on en dispose sur sa machine, plus elle est rapide. C’est partiellement vrai : le fait est que plus on en a, moins la machine a besoin de chercher de la place, et donc peut se concentrer sur les programmes lancés. Ceci dit, les mémoires vives peuvent fonctionner à différentes vitesses aussi. Parmi les désignations, le terme DDR et ses différentes déclinaisons (DDR3, DDR4 bientôt) devrait alors vous éclairer sur le type de mémoire.

SSD, HDD

J’ai déjà décrypté ces termes dans l’article justement dédié au SSD. Donc pas la peine de m’épancher plus sur ce sujet 🙂

SoC

Avec la mobilité qui s’installe de plus en plus dans notre quotidien (dixit Google dont 60% des recherches s’effectuent sur un smartphone), vous devriez déjà avoir lu ce terme dans les articles présentant les derniers modèles des marques. C’est un acronyme pour System-on-Chip, traduit en français par système mono-puce.

Mobilité oblige, on tente de regrouper toujours plus de composants sur le même circuit, pour en réduire la consommation et donc le dégagement de chaleur. Et c’est vraiment le cas : CPU, GPU, modem 3G/4G, Bluetooth, contrôleur mémoire, contrôleur de stockage, entrées/sorties (pour l’écran)…  plus on regroupe, moins ça coute cher à produire. Des variations sont possibles, mais l’idée est là : moins de puces, moins de consommation, et vu nos smartphones, on voit bien le résultat.

Les fabricants d’ordinateurs « classiques » ne s’y trompent pas : cela fait plusieurs années maintenant qu’aussi bien AMD qu’Intel produisent des CPU qui en fait intègrent le GPU et le contrôleur mémoire. Certains intègrent aussi un contrôleur PCI-Express, ce « bus » qui permet d’ajouter des cartes d’extensions, même si l’idée derrière l’intégration est d’abord la réduction de consommation, nerf de la guerre des ordinateurs portables. Dans l’absolu, regrouper les éléments permet de réduire le temps nécessaire à la bonne communication et donc d’augmenter les performances.

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