Ces petits plus qui vous font aimer Linux

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closeCet article a été publié il y a 3 ans 3 mois 6 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées, les commandes ne sont peut-être plus valides.

Oui, je sais, mais je crois que j’ai déjà évoqué que pour simplifier les choses (et la rédaction), je n’écrirais pas GNU/Linux à chaque fois. Désolé les Ayatollahs 🙂 Bref, aujourd’hui je vais essayez de détailler quelques points qui font que vous appréciez de bosser (et jouer) « sous Linux », surtout quand on a « subi » Windows pendant tant d’années.

Je ne vais volontairement pas trop m’étendre sur le côté technique, parce qu’il n’est pas question de vous perdre dedans. Je vais faire mon possible pour rester concret, même si parfois, ça pourra rentrer dans de l’utilisation un peu avancée (encore que). Sachez juste qu’on parlera parfois de la distribution complète, parfois d’un seul composant. Le tout gravitant dans un univers « open-source », quand ce n’est pas carrément libre.

Des transferts de fichiers jamais annulés

Je sais, c’est pourri comme description. Mais détaillons un peu. Vous est-il déjà arrivé d’avoir une copie de fichiers interrompue parce que l’emplacement de destination était plein avant la fin ? Si vous cliquez sur « OK », Windows se charge de supprimer le fichier de destination incomplet, sans même vous prévenir. Et donc après avoir fait de la place, vous devrez recommencer depuis le début. Si vous déplacez, disons, 100Go de sauvegardes, en USB2.0, à 20Mo/s, ça fait 5120 secondes. Soit un peu moins d’une heure trente. Quand ça vous pète à la gueule dix minutes avant la fin, et qu’il vous supprime tout, autant dire que vous avez la rage.

Sous Linux, la plupart des explorateurs de fichiers laissent le « produit incomplet » en place (même en ligne de commandes). Faites le ménage, suffisamment pour terminer, relancez le transfert, et il reprendra à l’octet précis où il avait laissé le « truc ». Et la remarque vaut aussi pour les transferts de fichiers par le réseau, ce qui m’arrive plus souvent que je ne l’aimerais. Et donc les interruptions sur le réseau, genre, quand je remplis mon serveur avec mes isos de distribution Linux (sisi, ça arrive vraiment).

On sait l’essayer/l’utiliser sans l’installer

Avec une grande partie des pilotes directement embarquée avec le noyau, « Linux » a en effet un avantage indéniable sur Windows : vous pouvez le tester sur une machine sans même toucher à ce qui peut déjà s’y trouver. On peut donc anticiper les éventuels problèmes (car ils peuvent survenir aussi bien sous Linux que sous Windows), mais aussi passer du temps à choisir quel environnement de bureau sera le plus à même de vous convenir, voire celui que vous pourrez le plus facilement plier à vos besoins.

Si vous avez lu les différents épisodes de ma migration, vous avez pu constater à quel point cela peut-être difficile quand on veut aller au fond des choses. Les distributions Linux étant avant tout d’immenses assemblages de différents logiciels, du noyau à la calculatrice, certains montages sont de meilleure qualité que d’autres, pouvoir les valider ou les exclure en moins de dix minutes (un peu plus avec des tests poussés), tout ça sans que la machine s’en rende compte est vraiment un bonheur qu’on ne peut pas connaître avec Windows. Tout au plus sait-on qu’on a un problème quand même l’installation plante.

On fait revivre des ordinosaures avec

Je suis en plein dedans, grâce au très bon ami qui m’avait déjà fourni le matériel pour les deux articles sur les données perdues-mais-pas-vraiment. En effet, il est possible d’assembler et de paramétrer une distribution Linux complète afin de la faire rentrer dans une machine qui aujourd’hui a moins de puissance que votre smartphone d’il y a deux ans. Et non, vous n’êtes pas obligé d’assembler vous-même, le principe d’une distribution, c’est que tout est prêt à l’emploi (en général, sauf chez Arch, Gentoo, LFS — eux c’est pire).

Dernier exemple en date, avec la dernière Manjaro 0.8.12 édition XFCE (en 32bit obviously), elle mange un peu plus de 200Mo en mémoire vive, et ce depuis le LiveUSB, donc sans même l’installer ! Un Windows contraint avec la même quantité de mémoire (1go tout de même) en mangera très vite 700Mo, tout en exploitant à outrance le fameux fichier d’échange, ralentissant d’autant le système. Bref, moins de temps passé sur le disque dur, donc plus de temps pour s’occuper des programmes, et donc une impression de fluidité malgré l’âge de la machine. Et tout ça avec des logiciels qui ne sentent pas la naphtaline (noyau 3.16 sorti en août 2014, Firefox dernière version, LibreOffice aussi, VLC).

Système + Firefox = 313 Mo. Take that Billou !

Système + Firefox = 313 Mo. Take that Billou !

Autant dire que la même installation sur une machine plus récente envoie du pâté, rox du poney, poutre de la maman ours, choisissez votre superlatif.

Vous avez le contrôle

Oui là c’est un peu plus technique, mais je vais reprendre l’histoire du fichier d’échange comme exemple. J’avais expliqué à quoi il servait dans l’article sur le réglage du swappiness, mais je vais tout de même le rappeler ici. Le fichier d’échange sert au système d’exploitation à déporter des données sur le disque dur dans une zone spéciale quand la mémoire vive est saturée. Folie, stupidité, mauvaise conception, le fait est que Windows y fait appel dès le démarrage, et ce même si vous êtes à l’aise (du genre, 4Go de mémoire, Windows en prend 700Mo, il reste donc 3Go, mais non, il commence tout de suite à écrire dedans…).

Sous Linux, vous pouvez contrôler ce comportement de fichier d’échange, vous pouvez aussi, dès que vous pensez avoir assez de mémoire, 8Go et au delà généralement, carrément vous passer de ce fichier (sous Linux c’est une partition à part par défaut). Essayez sous Windows, et vous vous exposez à des dysfonctionnements de la part de certains programmes « lourds », tels Photoshop et j’en passe.

Ce contrôle se retrouve dans énormément d’aspects du système, et à l’image des environnements de bureau que vous pouvez plus ou moins plier à votre volonté, le fonctionnement même du « moteur » est sujet à optimisations et personnalisation. J’avais dit que c’est un peu technique, j’ai essayé de ne pas rentrer dans trop de détails (parce que j’en ignore certains moi-même évidemment).

Vous avez le choix

Je l’ai mentionné plus haut, ainsi que dans mes recherches de la distribution parfaite (je l’ai trouvé : c’est Manjaro), il existe un grand choix d’environnements de bureau sous Linux. Chacun vient avec ses spécificités, ses technologies, et malgré tout, vous pouvez « mixer » les applications des divers environnements. Vous avez aussi un grand pouvoir sur les thèmes, bien que dans certains cas, on appréciera le thème fourni clé-en-main par la distribution, surtout pour les environnements disposant de peu d’outils « graphiques » pour personnaliser tout ça (et manipuler du fichier texte à la main, c’est assez hard quand on a pas l’habitude).

Sous Windows, vous avez le bureau Windows, et basta. Le bordel autour de Windows 8/8.1 montre bien que vous n’avez aucun contrôle sur la façon d’opérer du système, sur les choix d’ergonomie, et le retour en force du bureau dans le prochain Windows 10 en dit long sur la façon d’appréhender un ordinateur classique non tactile.

Les dépôts, c’est le bien

Ça commence à changer, à part que le problème des « stores » et autres marketplaces des systèmes propriétaires (Android inclus) exclut quasi systématiquement les logiciels à sources ouvertes, et pire, cherchent à vendre à tout prix ce qui pourtant peut se trouver légalement gratuitement ailleurs. D’ailleurs les tenanciers sont les seuls juges de ce qui peut se trouver sur leur boutique; on l’a vu tout dernièrement avec Microsoft qui a « tué » les applis Snapchat non officielles, ou Google avec les bloqueurs de pub sur le Play Store. Mais voilà, sous Windows par exemple, si vous voulez une suite bureautique, vous devez la trouver/la télécharger/l’installer. Dans beaucoup de cas, Google n’étant plus votre ami, vous vous retrouvez avec certes le logiciel que vous avez cherché, mais comme vous l’avez récupéré ailleurs que sur le site officiel, vous avez invité des saloperies. Pareil, j’en avais parlé dans les articles à propos des infections. Répétez l’opération pour chaque logiciel que vous voulez installer, et imaginez l’état dans lequel vous pouvez mettre une machine même neuve. Un nettoyage peut prendre plus de trois heures et demies, sachez-le.

La plupart des distributions Linux sont donc accompagnées de dépôts de logiciels, distants, qui regroupent une quantité non négligeable de « paquets », la plupart déjà prêts à l’emploi, mais aussi souvent des « sources » des paquets, histoire que vous pouviez regarder/modifier/corriger un paquet qui vous pose problème. Et la plupart des distributions n’étant pas des objets commerciaux, pas de discrimination ou presque sur les paquets présents, si ce n’est au regard leur nature. Bien que le monde Arch/Manjaro soit plus ouvert et qu’on trouve des logiciels peu scrupuleux (Skype, Teamviewer, Teamspeak 3, tous propriétaires), vous ne trouverez pratiquement que des logiciels à sources ouvertes. Les sources représentent le principal levier qui vous permet d’avoir confiance dans le logiciel, dans la mesure ou elles peuvent être vérifiées afin que le logiciel ne vous fasse pas un enfant dans le dos.

De l’aide à foison

Même si ça pêche encore un peu en français, faute d’un grand nombre d’utilisateurs. Néanmoins, il est très facile de trouver de l’aide, et beaucoup des problèmes que vous rencontrerez aura déjà sa solution documentée. Et les composants étant les mêmes, même pour des distributions aussi différentes qu’Ubuntu et Manjaro, la solution pour l’une fonctionnera presque à coup sûr pour l’autre. De ce point de vue, le Wiki d’Arch Linux regorge d’informations plus ou moins techniques sur pratiquement tous les sujets. Chaque distribution dispose généralement d’au moins un forum, accompagné de sa communauté, toujours prompte à vous aider. Je traîne plus ou moins régulièrement sur le canal IRC #manjaro-fr sur freenode, et il y a quelques autres irréductibles qui seront toujours prêts à vous guider vers la solution à votre souci. On peut aussi discuter glaces, géopolitique, musique, programmes scolaires, ça arrive parfois 🙂

Notez que c’est certainement vrai aussi sous Windows, seulement, la masse d’aide ne peut généralement être « triée » qu’au moyen de moteur de recherche. Avec des pratiques commerciales douteuses de Google telles celles conclues avec le site Comment ça marche, qui paie pour sortir toujours en tête (un peu à l’image des Pages Jaunes), difficile d’être certain de ne pas passer une heure pour trouver la solution à un problème.

Ce n’est pas non plus le nirvana

En effet, malgré mon amour pour la banquise, il faut évoquer l’existence des points faibles de Linux qui me font reconnaître que ce n’est pas nécessairement la panacée pour tout le monde. Mais pas pour aujourd’hui, ça, je réserve pour un autre article 😛

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