Pourquoi « être Charlie » ne rime à rien

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J’ai mis beaucoup de temps à me décider à écrire un billet sur ce qui nous a secoué en ce début d’année 2015 (bonne année vous avez dit ?). Choisir le titre a aussi été difficile, parce qu’il suffit de regarder les réactions des bas du front qui pullulent sur les Internets pour comprendre qu’il faut avoir les épaules solides pour encaisser les flots de haine. Bref, j’ai quelques trucs à dire, qui ne plairont pas à tout le monde, parce que manifestement la compréhension, l’ouverture d’esprit, la nuance sont passés de mode en France.

Attention : je ne garantis pas un langage correct pour l’entièreté du billet. Et il risque aussi d’être long, alors sortez les M&Ms.

Quel contexte déjà ?

Rappel des faits : le 7 Janvier, deux connards, armés jusqu’aux dents, font irruption dans les bureaux de Charlie Hebdo, et assassinent lâchement plusieurs personnes, dessinateurs, chroniqueurs, directeur de rédaction, policiers, avant de s’enfuir en criant qu’ils ont vengé le prophète, qu’ils ont tué Charlie. Le lendemain matin, un autre connard, lui aussi armé, assassine tout aussi lâchement une policière en lui tirant dans le dos, avant lui aussi de s’enfuir. Le lendemain encore, vendredi 9 Janvier donc, le troisième larron s’enferme dans un super marché « cacher » (un ensemble de rites sur le traitement de l’animal, avant d’en consommer la viande), les deux autres finissent coincés dans une imprimerie.

Le vendredi soir, les différents services des « forces de l’ordre » (GIGN à Dammartin-en-Goêle, RAID Porte de Vincennes), d’un commun accord, en terminent avec les « terroristes »–c’est comme ça qu’on les appelle à ce moment-là–, en réussissant le tour de force de ne pas provoquer de morts supplémentaires d’otages, et en ne comptant que deux blessés, à priori légers (à comparer avec le membre du GIGN qui a perdu une main pendant la prise d’otage à Marignane fin 1994). Fin du début de l’histoire.

Pendant ce temps, la population est partagée, les émotions fusent de toute part, dans tous les sens, qu’on se sente physiquement concerné (pour les parisiens surtout), mentalement (j’ai de la famille proche qui était pas loin à ce moment-là), et un signe magnifique, cette manifestation spontanée de dizaines de milliers de personnes, silencieuses, brandissant l’arme préférée des dessinateurs décédés le matin même, un crayon. Un thème qui aura largement été repris par les artistes du monde entier. D’autres manifestations se produisent aussi partout en France, jusque dans la ville voisine de chez moi, où je me surprend encore à écrire ce nombre de presque trois cents personnes se sont rassemblées, nombre improbable, mais fort de sens.

Pourquoi « Je suis Charlie »

Ce slogan, devenu symbole, bien que réducteur, car occultant toutes les personnes décédées qui n’avaient peu ou pas de rapport avec le journal… Cela fait des années que de par le monde, des journalistes meurent, souvent en zone « de guerre », au nom de la liberté d’information, qu’on assimile souvent à la liberté d’expression. D’ailleurs, des deux seule la première est explicitement protégée dans la loi Française. On en fait pas de manifestations pour autant, même lorsque les conditions de leur mort sont horribles (comme celle d’Hervé Gourdel, même si je sais, il était guide de haute montagne).

Tout aussi maladroit que ce soit, le fait que ce slogan soit devenu synonyme de soutien à la liberté d’expression est malgré tout positif, et voir quantité de personnes marcher pour elle dans tout le pays, mais pas seulement (plusieurs manifestations dans plusieurs pays ont eu lieu le mercredi ou jeudi, jusqu’à la « grande marche »), m’a fait du bien après avoir ressenti beaucoup de peine, et déjà à ce moment-là de la colère. Des manifestations sans débordement, sans slogans de revendications dérisoires, le genre d’évènement dont Paris pensait avoir oublié qu’ils sont possibles, même spontanés.

En tant que blogueur, je ne peux qu’être pour la liberté d’expression. Quelque soit le support, quelque soit la forme : texte, vidéo, dessin, sculpture… Bien évidemment, rappeler que toute liberté d’un homme s’arrête là ou commence celle d’un autre, est essentiel : oui, on a le droit de tout dire; non, ça n’autorise pas à abuser impunément de ce droit. Dans un pays « civilisé » comme le notre, c’est la Loi qui doit se charger de définir ces limites, et à la Justice de les faire respecter, ou de sanctionner quand on les franchit. Et jusqu’à preuve du contraire (parce qu’ils étaient déjà passé devant la Justice), Charlie Hebdo avait toujours respecté ces limites dans notre pays (puisqu’ils n’étaient diffusés qu’en France–principe de territorialité toussa).

Ce qui est « marrant » dans l’affaire, c’est que Charlie Hebdo allait mal, et aurait peut-être disparu de lui-même, croulant sous les dettes, dans l’indifférence quasi-totale (je ne savais même pas que Wolinski, que j’ai pourtant découvert et apprécié enfant grâce à mes parents, y travaillait). L’élan de soutien qui a suivi les attentats font que le journal est plus vivant que jamais, même s’il doit encore recoudre pas mal de blessures avant de reprendre la route. Donc objectif raté, et sans aborder le contenu du journal, le savoir toujours en vie, d’une part est la meilleure des réponses à ce qui leur est arrivé, et me rassure d’autre part car c’est peut-être un des derniers bastions de cette volonté de montrer que la liberté d’expression est valable pour tous les sujets. Y compris ceux qui ne (me) plaisent pas.

Pourquoi « je ne suis pas Charlie »

Je n’ai pratiquement jamais lu Charlie. Et pour être tout à fait honnête, j’en ignorais même le « fonctionnement » (la ligne éditoriale) avant qu’ils soient la cible de la haine. J’ai moi même trouvé que certains dessins que je voyais sporadiquement passer, telle la couverture qui a valu l’incendie de leur locaux en 2011, voyageaient souvent en terrain glissant. Afficher « Je suis Charlie » ne me paraissait donc pas naturel au départ, par simple logique.

La colère, elle a déjà commencé à monter quand les premières personnalités politiques, toujours à l’affût d’une occasion de se montrer et de brasser toujours plus de vent (c’est sur eux qu’on devrait accrocher des éoliennes, pour se passer des centrales nucléaires), ont pointé le bout de leur nez. Les voir reprendre le slogan spontanément érigé par les citoyens Français de toutes confessions a commencé à me révulser d’emblée. Je m’étais déjà retenu d’afficher moi-même un « Je suis Charlie » directement, en partie pour son inexactitude que j’ai expliquée plus haut — notamment les policiers, seules victimes collatérales le mercredi et jeudi, qui sont aussi là pour défendre ces lois qui nous permettent de vivre ensemble, sont occultés –, bien que je relayais sur Twitter les messages et dessins que d’autres se sont empressés de créer, et qui je pense reflétaient déjà bien mon état d’esprit (rappelez-vous Maxwell : pas la peine d’en rajouter). L’intervention des gugus donc m’a définitivement vacciné de me considérer comme « Charlie ».

Un sentiment définitivement assumé et une colère qui s’est retrouvée décuplée à la vision du cirque du dimanche 11 Janvier, avec chefs d’États en tous genres, plus des personnalités « de haut rang » (ça pue bon la royauté, de celle qui a provoqué la Révolution en 1789). Une récupération horrible, dont la masse ahurissante d’anonymes sincères venus se rassembler, là encore dans un calme presque irréel, n’a pas pu adoucir l’hypocrisie que je sentais dégouliner des images.

Voir notamment Benyamin Netanyahou, dont l’armée israélienne passe son temps à détruire le territoire Palestinien, ou un représentant Saoudien, dont la « justice » vient d’enfermer un blogueur pour dix ans, et mille coups de fouets — les séances sont interrompues, car sinon il va mourir avant la fin des mille –, sans parler d’un Sarkozy qui était le premier à vouloir outrepasser la Justice pour pouvoir faire sa loi en France… Bref, je n’ai pas regardé longtemps les images de ce carnaval grotesque.

La gueule de bois des jours d’après

En effet, depuis, je n’ai pas vu une seule annonce positive, en dehors du succès renouvelé d’un Charlie Hebdo pourtant exsangue (dans tous les sens du terme), qui permet d’annoncer que la France pourrait ressortir grandie de tout ça. En 2011, lorsque la Norvège a subi la folie meutrière d’Anders Breivik (77 morts, 151 blessés), la réponse de son premier Ministre était la suivante :

« face à la violence, plus de démocratie, plus d’ouverture et plus d’humanité ».

C’était déjà impossible à envisager, à voir le cortège du dimanche, ça l’est encore plus depuis.

Mais ça ne faisait que commencer : l’hystérie de « l’apologie du terrorisme », parfois sur la base d’un simple tweet — 140 caractères, soit moins qu’un SMS–, entraîne des condamnations lourdes de parfois plusieurs mois de prison ferme. FERME. Alors même qu’on avait appris que les débiles profonds qui nous avaient attaqué s’étaient « radicalisés » (le mot à la mode ces derniers mois)… en prison. La réponse est donc de rapprocher des contestataires qui étaient « légers » à ce moment-là d’éléments « lourds ». Comment imaginer qu’ils sortiront de là doux comme des agneaux ? Rappel, on a dépassé les 70 condamnations, parfois pour des personnes sans casier judiciaire !

Pire encore, si au départ on nous disait que les lois existantes suffisaient pour « lutter contre le terrorisme », de nouvelles mesures vont être étudiées, voire déjà mises en pratique, à l’image du fameux décret de blocage arbitraire de sites sans décision d’un juge, que l’on sait déjà contourner avant même qu’il soit déjà mis en place. Donc moins de libertés. Youpi.

Les mauvaises réponses ne poussent pas qu’en France

On savait déjà le Royaume-Uni très soumis à son maître USA (imaginez David Cameron en cuir clouté avec une laisse, histoire d’enfin sourire un peu dans ce billet), mais le premier Ministre britannique a aussi enfoncé le clou en disant vouloir interdire toute possibilité de chiffrement des communications, ou du moins permettre aux autorités de pouvoir espionner toute communication, toujours sous couvert de lutter contre le terrorisme.

Le problème, vu que ça se sait, c’est qu’avec un État qui espionne toute sa population en permanence, cette dite population n’est pas sereine pour autant, et dans cette perspective, l’état n’est plus démocratique, mais totalitaire. Et la population d’un état totalitaire n’est pas heureuse, elle est craintive. Demandez aux iraniens exilés ce qu’ils en pensent.

Ne jamais, au grand jamais, s’attaquer à la racine du problème

Que la religion, ou ce qu’on fait passer pour, s’en mêle ou pas, les inégalités croissantes, la précarité toujours plus importante au sein de notre population, minent peu à peu un moral déjà au ras des pâquerettes. Imaginez : un salaire médian de 1700€ par mois à peine (traduction : la moitié de la population française vit avec moins que ça; la moitié), quand on entend que certaines familles, qui pourtant gagnent 5000€ par mois, s’en sortent à peine. Et voir nos dirigeants se faire dicter la loi par un Pierre Gattaz, patrons des patrons qui demande avec une arrogance décomplexée toujours plus de précarité (aka souplesse de l’emploi) pour pouvoir plus facilement engraisser une catégorie de personnes qui n’auront aucune influence positive sur la société, n’aide pas à se forger au minimum un espoir de meilleur lendemain.

Par conséquent, avec une jeunesse toujours plus désabusée, sans signe visible qu’on va les « protéger », les extrémistes de tous poils (souvent, malheureusement pour les « vrais » musulmans, sous couvert d’un Islam perverti par des écrits toxiques pour le Coran même) ont là la source rêvée de chair à canons prête à se sacrifier pour satisfaire leur soif de sang. Et je n’ai vu absolument aucun message de la part d’un membre du gouvernement ou du parlement faire le moindre signe dans ce sens.

Pire, alors que le ministère de l’Éducation a imposé une minute de silence en l’honneur des victimes dans nos écoles et collèges/lycées, certains élèves (on parle de deux cents, une goutte d’eau quoi) ont refusé, sous divers prétextes, de s’y plier. En même temps, à moins de dix ans, et si physiquement on est loin des évènements, il est très difficile de se sentir concerné. Sans parler que oui, en France, il existe des personnes qui ne sont pas d’accord avec ce que publiait Charlie Hebdo (les fameux « Je suis Charlie mais… », parfait exemple de contradiction), et ce désaccord est naturellement transmis à leurs enfants qui ne lisent certainement pas un tel journal. La seule réaction normale face à ces élèves auraient du être plus de discussion, certainement avec les parents.

Non, notre Ministre de l’Éducation trouve ça simplement inacceptable, intolérable (bonjour, c’est l’intolérance qui nous a amené au carnage cocotte). Et encore plus incroyable, on a vu des enfants de huit, neuf, dix ans convoqués à la Gendarmerie pour avoir prononcé des paroles que parfois ils ne comprenaient pas !!! Dans un pays qui veut déclarer protéger la liberté d’expression, comment expliquer à des enfants de huit ans qu’ils sont arrêtés parce qu’ils ont dit quelque chose qu’ils n’appréhendent pas correctement encore ? Quel message nos institutions envoient-elles, est-ce que la Police ou la Gendarmerie sont les mieux placés pour expliquer la tolérance ?

Les frères Kouachi ont-ils gagné ?

Je me pose la question. À l’inverse des différentes manifestations pacifiques qui ont eu lieu après les attentats, l’on a vu exploser les actes islamophobes dans toute la France. À tel point qu’à peine fin Janvier, on a déjà battu le record de 2014. Une haine exacerbée qu’on avait déjà pu découvrir lors des « débats » sur la loi « mariage pour tous » (mais que ce nom est mal choisi, je vous jure…) deux ans plus tôt. Comme le « troisième homme », en fait un lycéen parent d’un des frères, menacé de mort sur les réseaux sociaux juste à l’annonce de son nom en rapport avec la tuerie (qui a balancé le nom ? mystère); il s’est rendu de lui-même à la Gendarmerie, mais est-ce que ça a calmé les connards racistes pour autant ? Avec en prime ce coup-ci, un mélange avec les questions d’immigration. Ça me fait rire : les trois blaireaux étaient Français. C’est con hein ?

Ça m’attriste tout autant. Ce qu’on appelle la liberté de culte est pour moi partie intégrante de la liberté d’expression, et donc tout aussi importante, bien que je ne sois absolument pas croyant. J’ai tendance à mettre toutes les croyances sur le même pied, à savoir, c’est un choix personnel, et ce qui me dérange le plus finalement, c’est de voir des personnes se réclamer d’un culte pour commettre des actes horribles.

« On a vengé le prophète ». Ah, parce que les dessins de Charlie Hebdo ont assassiné Mahomet. Première nouvelle, Cabu, Charb et les autres ont donc une machine à voyager dans le temps (rappel, Mahomet est mort en 632), et ont assassiné le messager d’Allah à coups de dessins de (très) mauvais goûts. Une telle déformation de la réalité est typique des extrémistes, et très difficile à combattre. Les fantasmes de « déradicalisation » prononcés par notre gouvernement en sont la preuve. Si un jeune de dix-huit ans part se faire les pieds en Syrie ou ailleurs, c’est qu’il a facile plus de dix ans de problèmes sociaux et éducatifs derrière lui. Tenter de sauver les meubles quand il est revenu de là-bas (la Syrie est devenu un enfer, même si la télé n’en parle plus, parce que c’est pas assez racoleur), c’est illusoire.

Aux USA, Charles Manson souhaitait déclencher une guerre des races sur fond de tensions après l’assassinat de Martin Luther King Jr. J’y vois la même démarche avec ces attaques, les frangins faisant partie de la « famille », les pontes de l’État Islamique/Daech/je sais pas trop (rayez la mention inutile) au chaud bien loin de la justice Française. Une lâcheté que malheureusement n’arrivent pas à percevoir les âmes en perdition qui rejoignent leurs rangs.

Et une fois de plus, grâce à toujours plus d’inculture, les amalgames avec les vrais musulmans sont fait, et ils sont pris pour cible. Avec pour conséquence que certains de ces musulmans pourraient se « radicaliser » eux aussi, et rejoindre les rangs de personnes pervertissant une culture pourtant respectable, même si différente de la notre, empreinte elle aussi de religion, catholique, car ce serait très maladroit de le nier.

Et j’ai aussi une petite pensée pour les Juifs (terme sans connotation négative), qui en ont encore pris pour leur grade, après la tuerie de Bruxelles, ou en 2012 en France avec l’affaire Mohammed Merah. Même si j’ai tendance à railler leur position de victime permanente, il faut dire qu’à l’échelle de l’Histoire, on leur donne facilement l’Oscar du bouc-émissaire. Et j’ai la désagréable impression que ce n’est pas près de s’arrêter.

Et maintenant ?

Il y a malgré tout une lueur d’espoir : considérations politiques mises à part, la vie a repris son cours. Charlie a déjà publié un nouveau numéro au succès inimaginable (j’ai mon exemplaire), grâce notamment à la générosité de leurs confrères qui les ont hébergé le temps qu’ils se reconstruisent. On a même vu, fait rare, des gens saluer spontanément et positivement les forces de l’ordre. Il faut dire qu’en dehors des excès d’arrestations « apologiesques » post-attentats , leur gestion de l’affaire et leur attitude face au public a été exemplaire. Un regain d’image que ces représentants de l’ordre ne bouderont certainement pas.

Et j’ai été très étonné, et agréablement d’ailleurs, de finalement voir la meilleure réponse aux dessins de Charlie Hebdo venir d’Iran, peu tendre avec le journal français, avec un concours de caricatures sur l’Holocauste. Des dessins face à des dessins, voilà l’intelligence dont il aurait fallu faire preuve dès le début. Venant pourtant d’un pays qui a fait interdire un journal voulant afficher « Je suis Charlie » en une d’une de ses éditions. Étonnant, non ?

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lavachelibre
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Pour la faire courte, je pense que le « Je suis Charlie » s’est imposé naturellement, pour la bonne est simple raison que les autres événements sont intervenus un peu plus tard. Il s’est ancré dans les heures qui ont suivi, pour au final devenir un slogan dont le sens est désormais bien plus large. Personnellement je ne suis pas Charlie, mais pour une raison simple. J’aimais beaucoup Charb, Cabu (ah le Cabu de mon enfance), Wolinski et le journal en général, mais cette « Une » avec Mahomet après les faits m’a beaucoup choqué. Je suis pour la liberté, je suis pour que… Lire la suite »

Julien
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Julien

Julien – CZS Je comprends ton point de vue et je te rejoins sur une chose : le « Je suis charlie » est légitime pour les libertés d’expression, avoir une parole libre etc… Pour le reste, comme le dit LaVacheLibre, ce slogan a pris une ampleur que personne ne peut maîtriser ; Ce qui me fait un peu peur d’ailleurs parce qu’il risque d’y avoir de (très voire trop) nombreuses dérives… Ce qui est un peu écœurant, c’est de devoir subir des faits atroces et dramatiques pour faire réagir la population – Je n’ai jamais lu Charlie Hebdo, j’ai seulement aperçu… Lire la suite »

wilfried18
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wilfried18

J’ai réfléchi qu’elle que minute, avant de savoir si oui ou non, je devais commenter. Comme tu le dis, le journal était au bord de la faillite ou du moins aurait été en cessation de paiements, l’a arrive le carnage est le journal est sauvé. Qu’on aime ou n’aime pas ce journal satirique, on est tous du même avis, la liberté d’expression est très importante. Mais le journal tiré a d’habitude 60 000 exemplaires avant l’attentat, mais la moitié seulement achetée contre 7 millions d’exemplaire pour le numéro de l’après attentat. Concernant les abonnements 10 000 abonnées contre 120 000… Lire la suite »

Tom23
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Tom23

Moi j’ai juste envie de te dire merci d’oser ne pas être Charlie. Je suis assez d’accord avec ton analyse sur les événements. Dans le sens où tu la défends bien et que ton point de vue est cohérent. J’affiche toujours l’image « Je suis Charlie » sur mon compte twitter, mais aussi sur des supports plus personnels comme en fond d’écran de mon smartphone. Je ne sais pas encore pour combien de temps, je l’enlèverai quand je sentirai le moment venu. Pourquoi je le fais ? Parce que ce message est le symbole choisit par la majorité pour dénoncer les événements.… Lire la suite »